<

Lettre des IADE aux membres du CA-CTE du CHU de CAEN

14 décembre 2005

 [1]]
 [2]]

Madame la Présidente du CA,
Mesdames, Messieurs les administrateurs du CHU de Caen
Monsieur le Président du CTE
Mesdames, Messieurs les Membres du C.T.E

Nous voulons attirer votre attention sur la situation professionnelle des IADES et des IBODES au sein de notre établissement.
Dans l’état actuel et en l’attente des effectifs nécessaires pour pouvoir assurer les horaires légaux, ces personnels soignants souhaitent conserver l’amplitude horaire de 24 heures de garde les week-ends et jours fériés, d’autant que M. Xavier BERTRAND, Ministre de la Santé, doit proroger les mesures transitoires permettant le maintien du système de permanence (contact SNIA/cabinet du Ministre).
L’activité dans les blocs nécessite une excellente coordination de l’équipe présente pour réagir avec efficacité lors de l’accueil et de la prise en charge des urgences. Les médecins anesthésistes assurant des gardes de 24 heures, il est plus facile, pour tous les acteurs concernés, de travailler avec la même équipe pendant cette amplitude plutôt que de changer d’équipe à 20 H.
Les plannings de travail en 12 H, les week-end et jours fériés, contraindront les IADES des blocs de chirurgie programmée assurant des gardes (dans les blocs de Neurochirurgie, Ophtalmo et Maternité) à effectuer des W.E supplémentaires.
Est-il vraiment nécessaire de modifier un roulement de travail qui fonctionne bien, sans engendrer d’heure supplémentaire, pour déboucher sur une désorganisation importante dans tous les blocs opératoires ?

Les IADES et les IBODES travaillent en alternance le jour et la nuit sur une même semaine. Elles ont, de ce fait, une pénibilité du travail plus importante. Ceci n’est pas comparable avec les IDE des services de soins qui n’assurent qu’un service de jour ou un service de nuit. De plus, il leur est demandé une polyvalence importante : leurs lieux d’exercice sont dispersés dans l’établissement (elles ne travaillent pas dans les mêmes blocs en service de jour et en service de garde).

Une des caractéristiques de l’activité de garde est son imprévisibilité ; tant dans son degré d’urgence que dans sa durée ; une autre est qu’elle nécessite une disponibilité permanente et une efficacité totale. Etre confronté en pleine nuit à une urgence vitale nécessite de donner le maximum de compétences, de lucidité, au profit d’un patient entre la vie et la mort. C’est la notion essentielle que retiennent les experts, la fameuse question : « A t-on donné, toutes ses chances au patient ? »

En conséquence, nous demandons que, les plannings actuels soient conservés, tant que les effectifs ne sont pas en adéquation avec les besoins nécessaires pour assurer les urgences dans les conditions de sécurité optimales pour les patients accueillis dans l’établissement.
Nous demandons que soient conservés également les lieux de repos individuels. Une chambre de garde n’est pas faite pour dormir, mais pour « récupérer » dans de bonnes conditions pour être en mesure de faire face à l’urgence en toute sécurité pour les patients.

D’après l’enquête du SNIA , 94% des hôpitaux ont des chambres de garde pour les IADES et les IBODES. D’après notre enquête, 22 CHU sur 24 n’ont pas remis en cause le principe des chambres de garde quelles que soient les amplitudes horaires de travail.


[1[CFDT - CGT - FO - SNIA - SUD - UNSA

[2[CHU CAEN

2002 - 2017 - © CIARCR | |