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Législation

11 octobre 2005

- IADE/Art R.4311-12
lien

- Extraits du décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties
IV et V (dispositions réglementaires)
du code de la santé publique et modifiant certaines dispositions de ce
code 

 
LIVRE III
AUXILIAIRES MÉDICAUX
TITRE Ier
PROFESSION D’INFIRMIER OU D’INFIRMIÈRE
Chapitre 1
Exercice de la profession
Section 1
Actes professionnels (Articles R4311-1 à R4311-15)
Section 2
Personnes autorisées à exercer la profession (Articles D4311-16 à
R4311-41)
Section 3
Diplômes de spécialité (Articles D4311-42 à R4311-53)
Chapitre 2
Règles professionnelles
Section 1
Dispositions communes à tous les modes d’exercice (Articles R4312-1 à
R4312-32)
Section 2
Infirmiers ou infirmières d’exercice libéral (Articles R4312-33 à
R4312-48)
Section 3
Infirmiers et infirmières salariés (Article R4312-49)
Chapitre Ier
Exercice de la profession
Section 1
Actes professionnels
Article R. 4311-1
L’exercice de la profession d’infirmier ou d’infirmière comporte
l’analyse, l’organisation, la réalisation de soins infirmiers et leur
évaluation, la contribution au recueil de données cliniques et
épidémiologiques et la participation à des actions de prévention, de
dépistage, de formation et d’éducation à la santé.
Dans l’ensemble de ces activités, les infirmiers et infirmières sont
soumis au respect des règles professionnelles et notamment du secret
professionnel.
Ils exercent leur activité en relation avec les autres professionnels
du secteur de la santé, du secteur social et médico-social et du
secteur éducatif.
- Article R. 4311-2
Les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palliatifs, intègrent
qualité technique et qualité des relations avec le malade. Ils sont
réalisés en tenant compte de l’évolution des sciences et des
techniques. Ils ont pour objet, dans le respect des droits de la
personne, dans le souci de son éducation à la santé et en tenant compte
de la personnalité de celle-ci dans ses composantes physiologique,
psychologique, économique, sociale et culturelle :
1° De protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et
mentale des personnes ou l’autonomie de leurs fonctions vitales
physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur
insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familial ou social
 ;
2° De concourir à la mise en place de méthodes et au recueil des
informations utiles aux autres professionnels, et notamment aux
médecins pour poser leur diagnostic et évaluer l’effet de leurs
prescriptions ;
3° De participer à l’évaluation du degré de dépendance des personnes ;
4° De contribuer à la mise en oeuvre des traitements en participant à
la surveillance clinique et à l’application des prescriptions médicales
contenues, le cas échéant, dans des protocoles établis à l’initiative
du ou des médecins prescripteurs ;
5° De participer à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de
la douleur et de la détresse physique et psychique des personnes,
particulièrement en fin de vie au moyen des soins palliatifs, et
d’accompagner, en tant que de besoin, leur entourage.
- Article R. 4311-3
Relèvent du rôle propre de l’infirmier ou de l’infirmière les soins
liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie et visant à
compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution
d’autonomie d’une personne ou d’un groupe de personnes.
Dans ce cadre, l’infirmier ou l’infirmière a compétence pour prendre
les initiatives et accomplir les soins qu’il juge nécessaires
conformément aux dispositions des articles R. 4311-5 et R. 4311-6. Il
identifie les besoins de la personne, pose un diagnostic infirmier,
formule des objectifs de soins, met en oeuvre les actions appropriées
et les évalue. Il peut élaborer, avec la participation des membres de
l’équipe soignante, des protocoles de soins infirmiers relevant de son
initiative. Il est chargé de la conception, de l’utilisation et de la
gestion du dossier de soins infirmiers.
- Article R. 4311-4
Lorsque les actes accomplis et les soins dispensés relevant de son rôle
propre sont dispensés dans un établissement ou un service à domicile à
caractère sanitaire, social ou médico-social, l’infirmier ou
l’infirmière peut, sous sa responsabilité, les assurer avec la
collaboration d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture ou
d’aides médico-psychologiques qu’il encadre et dans les limites de la
qualification reconnue à ces derniers du fait de leur formation. Cette
collaboration peut s’inscrire dans le cadre des protocoles de soins
infirmiers mentionnés à l’article R. 4311-3.
Article R. 4311-5
Dans le cadre de son rôle propre, l’infirmier ou l’infirmière accomplit
les actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les
risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son
environnement et comprenant son information et celle de son entourage :
1° Soins et procédés visant à assurer l’hygiène de la personne et de
son environnement ;
2° Surveillance de l’hygiène et de l’équilibre alimentaire ;
3° Dépistage et évaluation des risques de maltraitance ;
4° Aide à la prise des médicaments présentés sous forme non injectable ;
5° Vérification de leur prise ;
6° Surveillance de leurs effets et éducation du patient ;
7° Administration de l’alimentation par sonde gastrique, sous réserve
des dispositions prévues à l’article R. 4311-7 et changement de sonde
d’alimentation gastrique ;
8° Soins et surveillance de patients en assistance nutritive entérale
ou parentérale ;
9° Surveillance de l’élimination intestinale et urinaire et changement
de sondes vésicales ;
10° Soins et surveillance des patients sous dialyse rénale ou
péritonéale ;
11° Soins et surveillance des patients placés en milieu stérile ;
12° Installation du patient dans une position en rapport avec sa
pathologie ou son handicap ;
13° Préparation et surveillance du repos et du sommeil ;
14° Lever du patient et aide à la marche ne faisant pas appel aux
techniques de rééducation ;
15° Aspirations des sécrétions d’un patient qu’il soit ou non intubé ou
trachéotomisé ;
16° Ventilation manuelle instrumentale par masque ;
17° Utilisation d’un défibrillateur semi-automatique et surveillance de
la personne placée sous cet appareil ;
18° Administration en aérosols de produits non médicamenteux ;
19° Recueil des observations de toute nature susceptibles de concourir
à la connaissance de l’état de santé de la personne et appréciation des
principaux paramètres servant à sa surveillance : température,
pulsations, pression artérielle, rythme respiratoire, volume de la
diurèse, poids, mensurations, réflexes pupillaires, réflexes de défense
cutanée, observations des manifestations de l’état de conscience,
évaluation de la douleur ;
20° Réalisation, surveillance et renouvellement des pansements non
médicamenteux ;
21° Réalisation et surveillance des pansements et des bandages autres
que ceux mentionnés à l’article R. 4311-7 ;
22° Prévention et soins d’escarres ;
23° Prévention non médicamenteuse des thromboses veineuses ;
24° Soins et surveillance d’ulcères cutanés chroniques ;
25° Toilette périnéale ;
26° Préparation du patient en vue d’une intervention, notamment soins
cutanés préopératoires ;
27° Recherche des signes de complications pouvant survenir chez un
patient porteur d’un dispositif d’immobilisation ou de contention ;
28° Soins de bouche avec application de produits non médicamenteux ;
29° Irrigation de l’oeil et instillation de collyres ;
30° Participation à la réalisation des tests à la sueur et recueil des
sécrétions lacrymales ;
31° Surveillance de scarifications, injections et perfusions
mentionnées aux articles R. 4311-7 et R. 4311-9 ;
32° Surveillance de patients ayant fait l’objet de ponction à visée
diagnostique ou thérapeutique ;
33° Pose de timbres tuberculiniques et lecture ;
34° Détection de parasitoses externes et soins aux personnes atteintes
de celles-ci ;
35° Surveillance des fonctions vitales et maintien de ces fonctions par
des moyens non invasifs et n’impliquant pas le recours à des
médicaments ;
36° Surveillance des cathéters, sondes et drains ;
37° Participation à la réalisation d’explorations fonctionnelles, à
l’exception de celles mentionnées à l’article R. 4311-10, et pratique
d’examens non vulnérants de dépistage de troubles sensoriels ;
38° Participation à la procédure de désinfection et de stérilisation
des dispositifs médicaux réutilisables ;
39° Recueil des données biologiques obtenues par des techniques à
lecture instantanée suivantes :
a) Urines : glycosurie acétonurie, protéinurie, recherche de sang,
potentiels en ions hydrogène, pH ;
b) Sang : glycémie, acétonémie ;
40° Entretien d’accueil privilégiant l’écoute de la personne avec
orientation si nécessaire ;
41° Aide et soutien psychologique ;
42° Observation et surveillance des troubles du comportement.
 
- Article R. 4311-6
Dans le domaine de la santé mentale, outre les actes et soins
mentionnés à l’article R. 4311-5, l’infirmier ou l’infirmière accomplit
les actes et soins suivants :
1° Entretien d’accueil du patient et de son entourage ;
2° Activités à visée sociothérapeutique individuelle ou de groupe ;
3° Surveillance des personnes en chambre d’isolement ;
4° Surveillance et évaluation des engagements thérapeutiques qui
associent le médecin, l’infirmier ou l’infirmière et le patient.
 
- Article R. 4311-7
L’infirmier ou l’infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants
soit en application d’une prescription médicale qui, sauf urgence, est
écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en
application d’un protocole écrit, qualitatif et quantitatif,
préalablement établi, daté et signé par un médecin :
1° Scarifications, injections et perfusions autres que celles
mentionnées au deuxième alinéa de l’article R. 4311-9, instillations et
pulvérisations ;
2° Scarifications et injections destinées aux vaccinations ou aux tests
tuberculiniques ;
3° Mise en place et ablation d’un cathéter court ou d’une aiguille pour
perfusion dans une veine superficielle des membres ou dans une veine
épicrânienne ;
4° Surveillance de cathéters veineux centraux et de montages d’accès
vasculaires implantables mis en place par un médecin ;
5° Injections et perfusions, à l’exclusion de la première, dans ces
cathéters ainsi que dans les cathéters veineux centraux et ces montages
 :
a) De produits autres que ceux mentionnés au deuxième alinéa de
l’article R. 4311-9 ;
b) De produits ne contribuant pas aux techniques d’anesthésie générale
ou locorégionale mentionnées à l’article R. 4311-12.
Ces injections et perfusions font l’objet d’un compte rendu d’exécution
écrit, daté et signé par l’infirmier ou l’infirmière et transcrit dans
le dossier de soins infirmiers ;
6° Administration des médicaments sans préjudice des dispositions
prévues à l’article R. 4311-6 ;
7° Pose de dispositifs transcutanés et surveillance de leurs effets ;
8° Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux ;
9° Réalisation et surveillance de pansements spécifiques ;
10° Ablation du matériel de réparation cutanée ;
11° Pose de bandages de contention ;
12° Ablation des dispositifs d’immobilisation et de contention ;
13° Renouvellement et ablation des pansements médicamenteux, des
systèmes de tamponnement et de drainage, à l’exception des drains
pleuraux et médiastinaux ;
14° Pose de sondes gastriques en vue de tubage, d’aspiration, de lavage
ou d’alimentation gastrique ;
15° Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d’urines, de lavage,
d’instillation, d’irrigation ou de drainage de la vessie, sous réserve
des dispositions du troisième alinéa de l’article R. 4311-10 ;
16° Instillation intra-urétrale ;
17° Injection vaginale ;
18° Pose de sondes rectales, lavements, extractions de fécalomes, pose
et surveillance de goutte-à-goutte rectal ;
19° Appareillage, irrigation et surveillance d’une plaie, d’une fistule
ou d’une stomie ;
20° Soins et surveillance d’une plastie ;
21° Participation aux techniques de dilatation de cicatrices ou de
stomies ;
22° Soins et surveillance d’un patient intubé ou trachéotomisé, le
premier changement de canule de trachéotomie étant effectué par un
médecin ;
23° Participation à l’hyperthermie et à l’hypothermie ;
24° Administration en aérosols et pulvérisations de produits
médicamenteux ;
25° Soins de bouche avec application de produits médicamenteux et, en
tant que de besoin, aide instrumentale ;
26° Lavage de sinus par l’intermédiaire de cathéters fixés par le
médecin ;
27° Bains d’oreilles et instillations médicamenteuses ;
28° Enregistrements simples d’électrocardiogrammes,
d’électro-encéphalogrammes et de potentiels évoqués sous réserve des
dispositions prévues à l’article R. 4311-10 ;
29° Mesure de la pression veineuse centrale ;
30° Vérification du fonctionnement des appareils de ventilation
assistée ou du monitorage, contrôle des différents paramètres et
surveillance des patients placés sous ces appareils ;
31° Pose d’une sonde à oxygène ;
32° Installation et surveillance des personnes placées sous
oxygénothérapie normobare et à l’intérieur d’un caisson hyperbare ;
33° Branchement, surveillance et débranchement d’une dialyse rénale,
péritonéale ou d’un circuit d’échanges plasmatique ;
34° Saignées ;
35° Prélèvements de sang par ponction veineuse ou capillaire ou par
cathéter veineux ;
36° Prélèvements de sang par ponction artérielle pour gazométrie ;
37° Prélèvements non sanglants effectués au niveau des téguments ou des
muqueuses directement accessibles ;
38° Prélèvements et collecte de sécrétions et d’excrétions ;
39° Recueil aseptique des urines ;
40° Transmission des indications techniques se rapportant aux
prélèvements en vue d’analyses de biologie médicale ;
41° Soins et surveillance des personnes lors des transports sanitaires
programmés entre établissements de soins ;
42° Entretien individuel et utilisation au sein d’une équipe
pluridisciplinaire de techniques de médiation à visée thérapeutique ou
psychothérapique ;
43° Mise en oeuvre des engagements thérapeutiques qui associent le
médecin, l’infirmier ou l’infirmière et le patient, et des protocoles
d’isolement.
 
- Article R. 4311-8
L’infirmier ou l’infirmière est habilité à entreprendre et à adapter
les traitements antalgiques, dans le cadre des protocoles préétablis,
écrits, datés et signés par un médecin. Le protocole est intégré dans
le dossier de soins infirmiers.
 
Article R. 4311-9
L’infirmier ou l’infirmière est habilité à accomplir sur prescription
médicale écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, les
actes et soins suivants, à condition qu’un médecin puisse intervenir à
tout moment :
1° Injections et perfusions de produits d’origine humaine nécessitant,
préalablement à leur réalisation, lorsque le produit l’exige, un
contrôle d’identité et de compatibilité obligatoire effectué par
l’infirmier ou l’infirmière ;
2° Injections de médicaments à des fins analgésiques dans des cathéters
périduraux et intrathécaux ou placés à proximité d’un tronc ou d’un
plexus nerveux, mis en place par un médecin et après que celui-ci a
effectué la première injection ;
3° Préparation, utilisation et surveillance des appareils de
circulation extracorporelle ;
4° Ablation de cathéters centraux et intrathécaux ;
5° Application d’un garrot pneumatique d’usage chirurgical ;
6° Pose de dispositifs d’immobilisation ;
7° Utilisation d’un défibrillateur manuel ;
8° Soins et surveillance des personnes, en postopératoire, sous réserve
des dispositions prévues à l’article R. 4311-12 ;
9° Techniques de régulation thermique, y compris en milieu
psychiatrique ;
10° Cures de sevrage et de sommeil.
 
- Article R. 4311-10
L’infirmier ou l’infirmière participe à la mise en oeuvre par le
médecin des techniques suivantes :
1° Première injection d’une série d’allergènes ;
2° Premier sondage vésical chez l’homme en cas de rétention ;
3° Enregistrement d’électrocardiogrammes et d’électroencéphalogrammes
avec épreuves d’effort ou emploi de médicaments modificateurs ;
4° Prise et recueil de pression hémodynamique faisant appel à des
techniques à caractère vulnérant autres que celles mentionnées à
l’article R. 4311-7 ;
5° Actions mises en oeuvre en vue de faire face à des situations
d’urgence vitale ;
6° Explorations fonctionnelles comportant des épreuves
pharmacodynamiques, d’effort, de stimulation ou des tests de
provocation ;
7° Pose de systèmes d’immobilisation après réduction ;
8° Activités, en équipe pluridisciplinaire, de transplantation
d’organes et de greffe de tissus ;
9° Transports sanitaires :
a) Transports sanitaires urgents entre établissements de soins
effectués dans le cadre d’un service mobile d’urgence et de réanimation
 ;
b) Transports sanitaires médicalisés du lieu de la détresse vers un
établissement de santé effectués dans le cadre d’un service mobile
d’urgence et de réanimation ;
10° Sismothérapie et insulinothérapie à visée psychiatrique.
 
- Article R. 4311-11
L’infirmier ou l’infirmière titulaire du diplôme d’Etat de bloc
opératoire ou en cours de formation préparant à ce diplôme, exerce en
priorité les activités suivantes :
1° Gestion des risques liés à l’activité et à l’environnement
opératoire ;
2° Elaboration et mise en oeuvre d’une démarche de soins individualisée
en bloc opératoire et secteurs associés ;
3° Organisation et coordination des soins infirmiers en salle
d’intervention ;
4° Traçabilité des activités au bloc opératoire et en secteurs associés
 ;
5° Participation à l’élaboration, à l’application et au contrôle des
procédures de désinfection et de stérilisation des dispositifs médicaux
réutilisables visant à la prévention des infections nosocomiales au
bloc opératoire et en secteurs associés.
En per-opératoire, l’infirmier ou l’infirmière titulaire du diplôme
d’Etat de bloc opératoire ou l’infirmier ou l’infirmière en cours de
formation préparant à ce diplôme exerce les activités de circulant,
d’instrumentiste et d’aide opératoire en présence de l’opérateur.
Il est habilité à exercer dans tous les secteurs où sont pratiqués des
actes invasifs à visée diagnostique, thérapeutique, ou diagnostique et
thérapeutique dans les secteurs de stérilisation du matériel
médico-chirurgical et dans les services d’hygiène hospitalière.

- Article R. 4311-12
L’infirmier ou l’infirmière, anesthésiste diplômé d’Etat, est seul
habilité, à condition qu’un médecin anesthésiste-réanimateur puisse
intervenir à tout moment, et après qu’un médecin
anesthésiste-réanimateur a examiné le patient et établi le protocole, à
appliquer les techniques suivantes :
1° Anesthésie générale ;
2° Anesthésie loco-régionale et réinjections dans le cas où un
dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste-réanimateur ;
3° Réanimation peropératoire.
Il accomplit les soins et peut, à l’initiative exclusive du médecin
anesthésiste-réanimateur, réaliser les gestes techniques qui concourent
à l’application du protocole.
En salle de surveillance postinterventionnelle, il assure les actes
relevant des techniques d’anesthésie citées aux 1°, 2° et 3° et est
habilité à la prise en charge de la douleur postopératoire relevant des
mêmes techniques.
Les transports sanitaires mentionnés à l’article R. 4311-10 sont
réalisés en priorité par l’infirmier ou l’infirmière anesthésiste
diplômé d’Etat.
L’infirmier ou l’infirmière, en cours de formation préparant à ce
diplôme, peut participer à ces activités en présence d’un infirmier
anesthésiste diplômé d’Etat.
 

- Article R. 4311-13
Les actes concernant les enfants de la naissance à l’adolescence, et en
particulier ceux ci-dessous énumérés, sont dispensés en priorité par
une infirmière titulaire du diplôme d’Etat de puéricultrice et
l’infirmier ou l’infirmière en cours de formation préparant à ce
diplôme :
1° Suivi de l’enfant dans son développement et son milieu de vie ;
2° Surveillance du régime alimentaire du nourrisson ;
3° Prévention et dépistage précoce des inadaptations et des handicaps ;
4° Soins du nouveau-né en réanimation ;
5° Installation, surveillance et sortie du nouveau-né placé en
incubateur ou sous photothérapie.
 
- Article R. 4311-14
En l’absence d’un médecin, l’infirmier ou l’infirmière est habilité,
après avoir reconnu une situation comme relevant de l’urgence ou de la
détresse psychologique, à mettre en oeuvre des protocoles de soins
d’urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin
responsable. Dans ce cas, l’infirmier ou l’infirmière accomplit les
actes conservatoires nécessaires jusqu’à l’intervention d’un médecin.
Ces actes doivent obligatoirement faire l’objet de sa part d’un compte
rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du
patient.
En cas d’urgence et en dehors de la mise en oeuvre du protocole,
l’infirmier ou l’infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant
que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son
pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus
appropriée à son état.
 
Article R. 4311-15
Selon le secteur d’activité où il exerce, y compris dans le cadre des
réseaux de soins, et en fonction des besoins de santé identifiés,
l’infirmier ou l’infirmière propose des actions, les organise ou y
participe dans les domaines suivants :
1° Formation initiale et formation continue du personnel infirmier, des
personnels qui l’assistent et éventuellement d’autres personnels de
santé ;
2° Encadrement des stagiaires en formation ;
3° Formation, éducation, prévention et dépistage, notamment dans le
domaine des soins de santé primaires et communautaires ;
4° Dépistage, prévention et éducation en matière d’hygiène, de santé
individuelle et collective et de sécurité ;
5° Dépistage des maladies sexuellement transmissibles, des maladies
professionnelles, des maladies endémiques, des pratiques addictives ;
6° Education à la sexualité ;
7° Participation à des actions de santé publique ;
8° Recherche dans le domaine des soins infirmiers et participation à
des actions de recherche pluridisciplinaire.
Il participe également à des actions de secours, de médecine de
catastrophe et d’aide humanitaire, ainsi qu’à toute action coordonnée
des professions de santé et des professions sociales conduisant à une
prise en charge globale des personnes.
Section 2
Personnes autorisées à exercer la profession
Sous-section 1
Titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier ou d’infirmière
Article D. 4311-16
Le diplôme d’Etat d’infirmier ou d’infirmière est délivré par le préfet
de région aux candidats ayant suivi, sauf dispense, l’enseignement
préparatoire au diplôme d’Etat d’infirmier ou d’infirmière et subi avec
succès les épreuves d’un examen à l’issue de cet enseignement.
 
Article D. 4311-17
La durée des études préparatoires au diplôme est fixée à trois ans.
Les conditions dans lesquelles peuvent être accordées des dispenses
partielles ou totales d’enseignement sont fixées, après avis de la
commission des infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des
professions paramédicales, par arrêté du ministre chargé de la santé.
 
- Article D. 4311-18
L’enseignement comprend :
1° Un enseignement théorique ;
2° Un enseignement pratique ;
3° Des stages.
Les conditions d’indemnisation des stages et de remboursement des frais
de déplacement liés aux stages sont fixées par arrêté du ministre
chargé de la santé.
 
- Article D. 4311-19
Les instituts de formation en soins infirmiers autorisés à délivrer
l’enseignement préparant au diplôme d’Etat sont chargés de la mise en
oeuvre des modalités d’admission sous le contrôle des préfets de région
et de département ou du préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ils ont la
charge de l’organisation des épreuves et de l’affichage des résultats.
La composition des jurys et la nomination de leurs membres sont
arrêtées par le préfet de région.
 
Article D. 4311-20
Les conditions d’autorisation et de fonctionnement des instituts sont
fixées, après avis de la commission des infirmiers et infirmières du
Conseil supérieur des professions paramédicales, par arrêté du ministre
chargé de la santé.
 
Article D. 4311-21
Le contrôle des instituts est exercé par les fonctionnaires désignés à
cet effet par le ministre chargé de la santé.
 
Article D. 4311-22
Les directeurs des instituts ne relevant pas du titre IV du statut
général des fonctionnaires sont agréés, après avis de la commission des
infirmiers et infirmières du Conseil supérieur des professions
paramédicales, par le ministre chargé de la santé.
 
Article D. 4311-23
Les conditions d’agrément des établissements, services et institutions
où les étudiants effectuent leurs stages sont fixées par arrêté du
ministre chargé de la santé.
 
Article D. 4311-24
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes
d’agrément et d’autorisation mentionnées aux articles D. 4311-20 et D.
4311-22 vaut décision de rejet.
Sous-section 2
Titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier de secteur psychiatrique
Article D. 4311-25
La commission prévue à l’article L. 4311-5, présidée par le directeur
régional des affaires sanitaires et sociales ou son représentant, est
composée de :
1° Deux praticiens hospitaliers, dont un exerçant dans un service de
psychiatrie ;
2° Deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d’Etat
d’infirmier ou d’infirmière et du diplôme de cadre de santé ;
3° Deux infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d’Etat
d’infirmier de secteur psychiatrique et du diplôme de cadre de santé.
Les membres de la commission sont désignés par le directeur régional
des affaires sanitaires et sociales parmi les professionnels de la
région. Les membres prévus aux 2° et 3° ci-dessus sont désignés sur
proposition des organisations syndicales représentatives des
infirmiers.
 
Article D. 4311-26
Les infirmiers et infirmières, titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier
de secteur psychiatrique, candidats à l’obtention du diplôme d’Etat
d’infirmier ou d’infirmière adressent au président de la commission,
par lettre recommandée avec accusé de réception, un dossier comportant
les éléments suivants :
1° Copie du diplôme d’infirmier de secteur psychiatrique ;
2° Curriculum vitae comportant en annexe la liste des services dans
lesquels le candidat a exercé son activité, ainsi que la nature des
fonctions exercées ; cette liste est certifiée exacte par le ou les
chefs des établissements dans lesquels le candidat a exercé ses
fonctions ;
3° Liste des actions de formation continue suivies par le candidat
avec, pour chacune d’entre elles, une attestation du responsable de
celle-ci ou du chef de l’établissement dans lequel l’intéressé exerçait
ses fonctions au moment où elle a été suivie ;
4° Eventuellement, copie des diplômes autres que le diplôme d’infirmier
de secteur psychiatrique, obtenus par le candidat.
La commission peut, si elle le juge opportun, solliciter du candidat
toutes informations complémentaires de nature à l’éclairer sur le
contenu des formations suivies.
 
Article D. 4311-27
Les dossiers mentionnés à l’article D. 4311-26 sont adressés chaque
année entre le 1er et le 31 janvier au président de la commission
située dans la région où le candidat exerce ses fonctions ou, s’il
n’exerce aucune activité, dans la région où est situé son domicile.
 
Article D. 4311-28
Au vu des éléments du dossier, la commission fixe, pour chaque
candidat, le contenu de la formation complémentaire préalable à
l’obtention du diplôme d’Etat d’infirmier ou d’infirmière, au regard
notamment du contenu du programme des études conduisant au diplôme
d’Etat. La durée globale de cette formation ne peut être inférieure à
six mois.
Article D. 4311-29
L’organisation de la formation complémentaire est confiée aux
directions des instituts de formation en soins infirmiers, en
collaboration avec le directeur du service de soins infirmiers dans les
établissements publics de santé, la personne remplissant les fonctions
équivalentes dans les établissements de santé privés, et en leur
absence avec le responsable infirmier du service d’accueil. La
commission désigne, pour chaque candidat, l’institut de formation
auquel il devra s’adresser.
 
- Article D. 4311-30
Les objectifs de la formation complémentaire sont définis
contractuellement par la personne responsable de l’encadrement du
candidat sur le ou les lieux de stage, désignée par le directeur de
l’institut de formation en soins infirmiers et le candidat lui-même. Le
candidat peut informer la commission régionale de toute difficulté
rencontrée lors du déroulement du ou des stages.
 
- Article D. 4311-31
A l’issue de chacun des stages, la personne responsable de
l’encadrement du stage procède avec l’équipe ayant effectivement assuré
la formation du candidat et le candidat lui-même au bilan de cette
formation au regard des objectifs déterminés. Ce bilan comportant une
appréciation écrite précise et motivée est transmis à la commission et
communiqué au candidat.
 
- Article D. 4311-32
Au vu du bilan précité et du dossier initial, la commission décide de
l’attribution au candidat du diplôme d’Etat d’infirmier ou
d’infirmière. Elle peut lui demander d’effectuer à nouveau tout ou
partie de la formation complémentaire. Elle se prononce alors de façon
définitive sur l’attribution du diplôme d’Etat d’infirmier ou
d’infirmière.
 
- Article D. 4311-33
Les décisions de la commission sont prises à la majorité des suffrages
exprimés. En cas de partage égal des voix, le président a voix
prépondérante.
Sous-section 3
Ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne
ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen
Paragraphe 1
Autorisation spéciale d’exercice
- Article R. 4311-34
L’autorisation d’exercer la profession d’infirmier ou d’infirmière
prévue à l’article L. 4311-4 est délivrée par le préfet de région,
après avis d’une commission régionale dont il désigne les membres sur
proposition du directeur régional des affaires sanitaires et sociales.
La commission, présidée par le directeur régional des affaires
sanitaires et sociales ou son représentant, comprend :
1° Deux médecins ;
2° Deux cadres infirmiers, dont l’un exerce ses fonctions dans un
établissement à caractère sanitaire ou médico-social, et l’autre dans
un institut de formation en soins infirmiers ;
3° Un infirmier ou une infirmière exerçant dans le secteur libéral.
Lorsque le demandeur est titulaire d’un diplôme permettant l’exercice
des fonctions soit d’infirmier anesthésiste, soit d’infirmier de bloc
opératoire, soit de puéricultrice, la commission est complétée par deux
infirmiers ou infirmières titulaires du diplôme d’Etat correspondant,
dont un au moins participe à la formation préparatoire à ce diplôme.
 
- Article R. 4311-35
Les personnes qui souhaitent bénéficier de l’autorisation prévue à
l’article L. 4311-4 en formulent la demande auprès du préfet de région,
par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.
La demande est accompagnée d’un dossier permettant de connaître la
nationalité du demandeur, la formation qu’il a suivie, le diplôme qu’il
a obtenu et, le cas échéant, son expérience professionnelle. La liste
des pièces et des informations à produire pour l’instruction de la
demande est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé.
Dans le cas où le préfet de région réclame, par lettre recommandée avec
demande d’avis de réception, les pièces et les informations manquantes
nécessaires à l’examen de la demande, le délai d’instruction est
suspendu jusqu’à ce que le dossier soit complet.
 
- Article R. 4311-36
Le préfet de région statue sur la demande d’autorisation, après avis de
la commission régionale, par une décision motivée, dans un délai de
quatre mois à compter de la date du récépissé mentionné à l’article R.
4311-35. L’absence de réponse dans ce délai vaut rejet de la demande.
L’autorisation précise, le cas échéant, qu’elle est accordée pour
l’exercice de la spécialité d’infirmier anesthésiste, d’infirmier de
bloc opératoire ou d’infirmière puéricultrice.
 
- Article R. 4311-37
Dans les cas prévus au deuxième alinéa de l’article L. 4311-4, la
délivrance de l’autorisation est subordonnée à la vérification de la
capacité du demandeur à l’exercice de la profession en France. Cette
vérification est effectuée au choix du demandeur soit par une épreuve
d’aptitude, soit à l’issue d’un stage d’adaptation.
 
- Article R. 4311-38
L’épreuve d’aptitude consiste en un contrôle des connaissances portant
sur les matières pour lesquelles la formation du candidat a été jugée
insuffisante. Elle peut prendre la forme d’une épreuve écrite, orale ou
pratique.
Le stage d’adaptation, d’une durée maximale d’un an, a pour objet de
permettre aux intéressés d’acquérir les connaissances portant sur les
matières pour lesquelles leur formation a été jugée insuffisante.
Le préfet de région détermine, en fonction de ces matières, la nature
et la durée de l’épreuve d’aptitude et du stage d’adaptation qui sont
proposés au choix du candidat.
- A
rticle R. 4311-39
Sont fixées, après avis de la commission des infirmiers et infirmières
du Conseil supérieur des professions paramédicales, par arrêté du
ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d’organisation, les modalités de notation de
l’épreuve d’aptitude, la composition du jury chargé de l’évaluer ;
2° Les conditions d’organisation et de validation du stage d’adaptation.
Paragraphe 2
Déclaration préalable
Article R. 4311-40
L’infirmier ou l’infirmière, ressortissant d’un des Etats membres de la
Communauté européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace
économique européen, qui, étant établi et exerçant légalement dans un
de ces Etats autres que la France des activités d’infirmier responsable
des soins généraux, veut exécuter en France des actes professionnels
prévus à la section 1 du présent chapitre sans avoir procédé à son
inscription sur la liste départementale prévue à l’article L. 4311-15
effectue, sauf cas d’urgence, préalablement une déclaration auprès de
la direction départementale des affaires sanitaires et sociales du
département dans lequel il va exécuter ces actes professionnels.
Cette déclaration comporte, outre l’attestation et la déclaration sur
l’honneur prévues au troisième alinéa de l’article L. 4311-22, une
photocopie de la carte nationale d’identité ou du passeport faisant
apparaître la nationalité du demandeur.
La déclaration fait l’objet d’une inscription sur un registre tenu par
chaque direction départementale des affaires sanitaires et sociales.
 
- Article R. 4311-41
L’infirmier ou l’infirmière mentionné à l’article R. 4311-40 peut, en
cas d’urgence, effectuer sans délai les actes professionnels prévus à
la section 1 du présent chapitre. Toutefois, il effectue la déclaration
prescrite par l’article R. 4311-40 dans un délai de quinze jours à
compter du début de l’accomplissement des actes en cause.
Section 3
Diplômes de spécialité
Paragraphe 1
Diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire
Article D. 4311-42
Le diplôme d’Etat d’infirmier de bloc opératoire est délivré par le
préfet de région aux personnes titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier
ou d’infirmière qui ont suivi un enseignement agréé par la même
autorité et subi avec succès les épreuves d’un examen à l’issue de cet
enseignement.
Ce diplôme peut être délivré dans les mêmes conditions aux personnes
titulaires du diplôme d’Etat de sage-femme.
 
- Article D. 4311-43
La durée totale de l’enseignement est fixée à dix-huit mois.
L’enseignement comporte une partie théorique et des stages.
Sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d’agrément de l’enseignement ;
2° Les conditions d’admission des étudiants ;
3° Le programme et l’organisation des études ;
4° Les conditions dans lesquelles des dispenses d’enseignement peuvent
être attribuées à des infirmiers ou infirmières diplômés d’Etat
justifiant d’une expérience professionnelle en bloc opératoire ;
5° Les modalités des épreuves qui sanctionnent cet enseignement.
 
- Article D. 4311-44
La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des instituts
de formation dispensant cet enseignement est subordonnée à leur
agrément par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et
infirmières du Conseil supérieur des professions paramédicales pour les
directeurs.
Paragraphe 2
Diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste
- Article D. 4311-45
Le diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste est délivré par le préfet de
région aux personnes titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier ou
d’infirmière ou d’un autre titre permettant l’exercice de cette
profession ou aux personnes titulaires du diplôme d’Etat de sage-femme
ou d’un autre titre permettant l’exercice de cette profession qui,
après réussite à des épreuves d’admission, ont suivi un enseignement
agréé par la même autorité et satisfait avec succès aux épreuves
contrôlant cet enseignement.
 
- Article D. 4311-46
Les infirmiers et infirmières, titulaires du certificat d’aptitude aux
fonctions d’aide-anesthésiste créé par le décret du 9 avril 1960 ou
titulaires du diplôme d’Etat d’infirmier anesthésiste peuvent faire
usage du titre d’infirmier anesthésiste diplômé d’Etat, à l’exclusion
de toute autre appellation.
 
- Article D. 4311-47
La durée des études préparatoires à la délivrance du diplôme d’Etat
d’infirmier anesthésiste est de deux années.
Sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d’autorisation et de fonctionnement des instituts de
formation ;
2° Les conditions d’admission des étudiants ;
3° Le programme et l’organisation des études ;
4° Les modalités d’attribution des dispenses d’études ;
5° Les conditions de délivrance du diplôme.
 
- Article D. 4311-48
La nomination des directeurs et directeurs scientifiques des instituts
de formation dispensant cet enseignement est subordonné à leur agrément
par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et
infirmières du Conseil supérieur des professions paramédicales pour les
directeurs.
Paragraphe 3
Diplôme d’Etat de puéricultrice
- Article D. 4311-49
Le diplôme d’Etat de puéricultrice est délivré par le préfet de région
aux titulaires d’un diplôme d’infirmier ou de sage-femme validés pour
l’exercice de la profession en France qui ont réussi aux épreuves du
concours d’admission, suivi une formation agréée par la même autorité
et satisfait avec succès aux épreuves d’évaluation de l’enseignement.
Article D. 4311-50
Sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé :
1° Les conditions d’autorisation et de fonctionnement des instituts de
formation ;
2° Les conditions d’admission des étudiants ;
3° La durée des études, le programme de la formation, l’organisation de
l’enseignement ;
4° Les modalités de délivrance des dispenses de d’enseignement ;
5° Les conditions de délivrance du diplôme.
 
Article D. 4311-51
Les conditions dans lesquelles est délivrée une attestation d’études à
la place du diplôme d’Etat de puéricultrice aux titulaires d’un diplôme
étranger d’infirmier ou de sage-femme n’autorisant pas l’exercice en
France sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé.
 
- Article D. 4311-52
La nomination des directeurs des instituts est subordonnée à leur
agrément par le préfet de région.
Celui-ci consulte au préalable la commission des infirmiers et des
infirmières du Conseil supérieur des professions paramédicales.
Paragraphe 4
Décisions implicites de rejet
Article R. 4311-53
Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes
d’agrément ou d’autorisation mentionnées aux articles D. 4311-42, D.
4311-44, D. 4311-45, D. 4311-48, D. 4311-49 et D. 4311-52 vaut décision
de rejet.
Chapitre II
Règles professionnelles
Section 1
Dispositions communes à tous les modes d’exercice
Sous-section 1
Devoirs généraux
Article R. 4312-1
Les dispositions du présent chapitre s’imposent à toute personne
exerçant la profession d’infirmier ou d’infirmière telle qu’elle est
définie à l’article L. 4311-1, et quel que soit le mode d’exercice de
cette profession.
 
- Article R. 4312-2
L’infirmier ou l’infirmière exerce sa profession dans le respect de la
vie et de la personne humaine. Il respecte la dignité et l’intimité du
patient et de la famille.
 
- Article R. 4312-3
L’infirmier ou l’infirmière n’accomplit que les actes professionnels
qui relèvent de sa compétence en vertu des dispositions de la section I
du chapitre Ier du présent titre, prises en application des articles L.
4161-1, L. 4311-1 et L. 6211-8.
 
- Article R. 4312-4
Le secret professionnel s’impose à tout infirmier ou infirmière et à
tout étudiant infirmier dans les conditions établies par la loi.
Le secret couvre non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce
qu’il a vu, lu, entendu, constaté ou compris.
L’infirmier ou l’infirmière instruit ses collaborateurs de leurs
obligations en matière de secret professionnel et veille à ce qu’ils
s’y conforment.
 
- Article R. 4312-5
L’infirmier ou l’infirmière doit, sur le lieu de son exercice, veiller
à préserver autant qu’il lui est possible la confidentialité des soins
dispensés.
 
Article R. 4312-6
L’infirmier ou l’infirmière est tenu de porter assistance aux malades
ou blessés en péril.
 
Article R. 4312-7
Lorsqu’un infirmier ou une infirmière discerne dans l’exercice de sa
profession qu’un mineur est victime de sévices ou de privations, il
doit mettre en oeuvre les moyens les plus adéquats pour le protéger, en
n’hésitant pas, si cela est nécessaire, à alerter les autorités
médicales ou administratives compétentes lorsqu’il s’agit d’un mineur
de quinze ans.
 
Article R. 4312-8
L’infirmier ou l’infirmière doit respecter le droit du patient de
s’adresser au professionnel de santé de son choix.
 
Article R. 4312-9
L’infirmier ou l’infirmière ne peut aliéner son indépendance
professionnelle sous quelque forme que ce soit. Il ne peut notamment
accepter une rétribution fondée sur des obligations de rendement qui
auraient pour conséquence une restriction ou un abandon de cette
indépendance.
 
- Article R. 4312-10
Pour garantir la qualité des soins qu’il dispense et la sécurité du
patient, l’infirmier ou l’infirmière a le devoir d’actualiser et de
perfectionner ses connaissances professionnelles.
Il a également le devoir de ne pas utiliser des techniques nouvelles de
soins infirmiers qui feraient courir au patient un risque injustifié.
 
- Article R. 4312-11
L’infirmier ou l’infirmière respecte et fait respecter les règles
d’hygiène dans l’administration des soins, dans l’utilisation des
matériels et dans la tenue des locaux. Il s’assure de la bonne
élimination des déchets solides et liquides qui résultent de ses actes
professionnels.
 
- Article R. 4312-12
Les infirmiers ou infirmières doivent entretenir entre eux des rapports
de bonne confraternité. Il leur est interdit de calomnier un autre
professionnel de la santé, de médire de lui ou de se faire écho de
propos susceptibles de lui nuire dans l’exercice de sa profession. Un
infirmier ou une infirmière en conflit avec un confrère doit rechercher
la conciliation.
 
Article R. 4312-13
Le mode d’exercice de l’infirmier ou de l’infirmière est salarié ou
libéral. Il peut également être mixte.
 
Article R. 4312-14
L’infirmier ou l’infirmière est personnellement responsable des actes
professionnels qu’il est habilité à effectuer.
Dans le cadre de son rôle propre, l’infirmier ou l’infirmière est
également responsable des actes qu’il assure avec la collaboration des
aides-soignants et des auxiliaires de puériculture qu’il encadre.
 
- Article R. 4312-15
L’infirmier ou l’infirmière doit prendre toutes précautions en son
pouvoir pour éviter que des personnes non autorisées puissent avoir
accès aux médicaments et produits qu’il est appelé à utiliser dans le
cadre de son exercice.
 
- Article R. 4312-16
L’infirmier ou l’infirmière a le devoir d’établir correctement les
documents qui sont nécessaires aux patients. Il lui est interdit d’en
faire ou d’en favoriser une utilisation frauduleuse, ainsi que
d’établir des documents de complaisance.
 
- Article R. 4312-17
L’infirmier ou l’infirmière ne doit pas user de sa situation
professionnelle pour tenter d’obtenir pour lui-même ou pour autrui un
avantage ou un profit injustifié ou pour commettre un acte contraire à
la probité.
Sont interdits tout acte de nature à procurer à un patient un avantage
matériel injustifié ou illicite, toute ristourne en argent ou en nature
faite à un patient.
Il est également interdit à un infirmier ou une infirmière d’accepter
une commission pour un acte infirmier quelconque ou pour l’utilisation
de matériels ou de technologies nouvelles.
 
Article R. 4312-18
Il est interdit à un infirmier ou une infirmière de se livrer ou de
participer à des fins lucratives à toute distribution de médicaments et
d’appareils ou de produits ayant un rapport avec son activité
professionnelle.
 
Article R. 4312-19
L’infirmier ou l’infirmière ne doit pas proposer au patient ou à son
entourage, comme salutaire ou sans danger, un remède ou un procédé
illusoire ou insuffisamment éprouvé.
Il ne doit pas diffuser dans les milieux professionnels ou médicaux une
technique ou un procédé nouveau de soins infirmiers insuffisamment
éprouvés sans accompagner cette diffusion des réserves qui s’imposent.
 
- Article R. 4312-20
L’infirmier ou l’infirmière ne peut exercer en dehors d’activités de
soins, de prévention, d’éducation de la santé, de formation ou de
recherche une autre activité lui permettant de tirer profit des
compétences qui lui sont reconnues par la réglementation.
Il ne peut exercer une autre activité professionnelle que si un tel
cumul est compatible avec la dignité et la qualité qu’exige son
exercice professionnel et n’est pas exclu par la réglementation en
vigueur.
 
- Article R. 4312-21
Est interdite à l’infirmier ou à l’infirmière toute forme de compérage,
notamment avec des personnes exerçant une profession médicale ou
paramédicale, des pharmaciens ou des directeurs de laboratoires
d’analyses de biologie médicale, des établissements de fabrication et
de vente de remèdes, d’appareils, de matériels ou de produits
nécessaires à l’exercice de sa profession ainsi qu’avec tout
établissement de soins, médico-social ou social.
 
Article R. 4312-22
L’infirmier ou l’infirmière auquel une autorité qualifiée fait appel
soit pour collaborer à un dispositif de secours mis en place pour
répondre à une situation d’urgence, soit en cas de sinistre ou de
calamité, doit répondre à cet appel et apporter son concours.
 
Article R. 4312-23
L’infirmier ou l’infirmière peut exercer sa profession dans un local
aménagé par une entreprise ou un établissement pour les soins dispensés
à son personnel.
 
- Article R. 4312-24
Dans le cas où il est interrogé à l’occasion d’une procédure
disciplinaire, l’infirmier ou l’infirmière est tenu, dans la mesure
compatible avec le respect du secret professionnel, de révéler les
faits utiles à l’instruction parvenus à sa connaissance.
Sous-section 2
Devoirs envers les patients
Article R. 4312-25
L’infirmier ou l’infirmière doit dispenser ses soins à toute personne
avec la même conscience quels que soient les sentiments qu’il peut
éprouver à son égard et quels que soient l’origine de cette personne,
son sexe, son âge, son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, à
une nation ou à une religion déterminée, ses moeurs, sa situation de
famille, sa maladie ou son handicap et sa réputation.
 
- Article R. 4312-26
L’infirmier ou l’infirmière agit en toute circonstance dans l’intérêt
du patient.
 
Article R. 4312-27
Lorsqu’il participe à des recherches biomédicales, l’infirmier ou
l’infirmière doit le faire dans le respect des dispositions du titre II
du livre Ier de la partie I du présent code.
 
- Article R. 4312-28
L’infirmier ou l’infirmière peut établir pour chaque patient un dossier
de soins infirmiers contenant tous les éléments relatifs à son propre
rôle et permettant le suivi du patient.
L’infirmier ou l’infirmière, quel que soit son mode d’exercice, doit
veiller à la protection contre toute indiscrétion de ses fiches de
soins et des documents qu’il peut détenir concernant les patients qu’il
prend en charge. Lorsqu’il a recours à des procédés informatiques, quel
que soit le moyen de stockage des données, il doit prendre toutes les
mesures qui sont de son ressort pour en assurer la protection,
notamment au regard des règles du secret professionnel.
 
- Article R. 4312-29
L’infirmier ou l’infirmière applique et respecte la prescription
médicale écrite, datée et signée par le médecin prescripteur, ainsi que
les protocoles thérapeutiques et de soins d’urgence que celui-ci a
déterminés.
Il vérifie et respecte la date de péremption et le mode d’emploi des
produits ou matériels qu’il utilise.
Il doit demander au médecin prescripteur un complément d’information
chaque fois qu’il le juge utile, notamment s’il estime être
insuffisamment éclairé.
L’infirmier ou l’infirmière communique au médecin prescripteur toute
information en sa possession susceptible de concourir à l’établissement
du diagnostic ou de permettre une meilleure adaptation du traitement en
fonction de l’état de santé du patient et de son évolution.
Chaque fois qu’il l’estime indispensable, l’infirmier ou l’infirmière
demande au médecin prescripteur d’établir un protocole thérapeutique et
de soins d’urgence écrit, daté et signé.
En cas de mise en oeuvre d’un protocole écrit de soins d’urgence ou
d’actes conservatoires accomplis jusqu’à l’intervention d’un médecin,
l’infirmier ou l’infirmière remet à ce dernier un compte rendu écrit,
daté et signé.
- Article R. 4312-30
Dès qu’il a accepté d’effectuer des soins, l’infirmier ou l’infirmière
est tenu d’en assurer la continuité, sous réserve des dispositions de
l’article R. 4312-41.
- Article R. 4312-31
L’infirmier ou l’infirmière chargé d’un rôle de coordination et
d’encadrement veille à la bonne exécution des actes accomplis par les
infirmiers ou infirmières, aides-soignants, auxiliaires de puériculture
et par les étudiants infirmiers placés sous sa responsabilité.
 
- Article R. 4312-32
L’infirmier ou l’infirmière informe le patient ou son représentant
légal, à leur demande, et de façon adaptée, intelligible et loyale, des
moyens ou des techniques mis en oeuvre. Il en est de même des soins à
propos desquels il donne tous les conseils utiles à leur bon
déroulement.
Section 2
Infirmiers ou infirmières d’exercice libéral
Sous-section 1
Devoirs généraux
Article R. 4312-33
L’infirmier ou l’infirmière doit disposer, au lieu de son exercice
professionnel, d’une installation adaptée et de moyens techniques
suffisants pour assurer l’accueil, la bonne exécution des soins et la
sécurité des patients.
 
- Article R. 4312-34
L’infirmier ou l’infirmière ne doit avoir qu’un seul lieu d’exercice
professionnel. Toutefois, par dérogation à cette règle, il peut avoir
un lieu d’exercice secondaire dès lors que les besoins de la
population, attestés par le préfet, le justifient. L’autorisation
d’exercer dans un lieu secondaire est donnée par le préfet, à titre
personnel et non cessible. Elle est retirée par le préfet lorsque les
besoins de la population ne le justifient plus, notamment en raison de
l’installation d’un autre infirmier.
Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à
l’application par les sociétés civiles professionnelles d’infirmiers et
leurs membres de l’article 51 du décret n° 79-949 du 9 novembre 1979
portant règlement d’administration publique pour l’application à la
profession d’infirmier ou d’infirmière de la loi n° 66-879 du 29
novembre 1966 relative aux sociétés civiles professionnelles.
 
- Article R. 4312-35
Toute association ou société entre des infirmiers ou infirmières doit
faire l’objet d’un contrat écrit qui respecte l’indépendance
professionnelle de chacun d’eux.
 
- Article R. 4312-36
L’exercice forain de la profession d’infirmier ou d’infirmière est
interdit.
 
- Article R. 4312-37
La profession d’infirmier ou d’infirmière ne doit pas être pratiquée
comme un commerce. Tous les procédés directs ou indirects de réclame ou
publicité sont interdits aux infirmiers ou infirmières.
L’infirmier ou l’infirmière ne peut faire figurer sur sa plaque
professionnelle, sur ses imprimés professionnels, des annuaires
téléphoniques ou professionnels ou sur des annonces que ses nom,
prénoms, titres, diplômes et, le cas échéant, lieu de délivrance,
certificats ou attestations reconnus par le ministre chargé de la
santé, adresse et téléphone professionnels et horaires d’activité.
La plaque professionnelle ne doit pas avoir de dimensions supérieures à
25 cm x 30 cm. L’infirmier ou l’infirmière qui s’installe, qui change
d’adresse, qui se fait remplacer ou qui souhaite faire connaître des
horaires de permanence peut procéder à deux insertions consécutives
dans la presse.
 
- Article R. 4312-38
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière d’exercer sa
profession dans un local commercial et dans tout local où sont mis en
vente des médicaments, ou des appareils ou produits ayant un rapport
avec son activité professionnelle.
 
- Article R. 4312-39
Il est interdit à un infirmier ou à une infirmière qui remplit un
mandat électif ou une fonction administrative d’en user pour accroître
sa clientèle.
Sous-section 2
Devoirs envers les patients
- Article R. 4312-40
L’infirmier ou l’infirmière informe le patient du tarif des actes
d’infirmier effectués au cours du traitement ainsi que de sa situation
au regard de la convention nationale des infirmiers prévue à l’article
L. 162-12-2 du code de la sécurité sociale. Il affiche également ces
informations dans son lieu d’exercice et de façon aisément visible.
Il est tenu de fournir les explications qui lui sont demandées par le
patient ou par ses proches sur sa note d’honoraires ou sur le coût des
actes infirmiers dispensés au cours du traitement.
Les honoraires de l’infirmier ou de l’infirmière non conventionné
doivent être fixés avec tact et mesure.
Sont interdits toute fixation de forfait d’honoraires ainsi que toute
fraude, abus de cotation ou indication inexacte portant sur les actes
effectués.
L’infirmier ou l’infirmière est toutefois libre de dispenser ses soins
gratuitement.
 
- Article R. 4312-41
Si l’infirmier ou l’infirmière décide, sous réserve de ne pas nuire à
un patient, de ne pas effectuer des soins, ou se trouve dans
l’obligation de les interrompre, il doit en expliquer les raisons à ce
patient et, à la demande de ce dernier ou de ses proches, lui remettre
la liste départementale des infirmiers et infirmières mentionnée à
l’article L. 4312-1.
Dans ce cas, ou si le patient choisit spontanément de s’adresser à un
autre infirmier ou à une autre infirmière, l’infirmier ou l’infirmière
remet au médecin prescripteur les indications nécessaires à la
continuité des soins.
Le cas échéant, il transmet au médecin désigné par le patient ou par
ses proches et avec leur accord explicite la fiche de synthèse du
dossier de soins infirmiers.
Sous-section 3
Devoirs envers les confrères
- Article R. 4312-42
Tous procédés de concurrence déloyale et notamment tout détournement de
clientèle sont interdits à l’infirmier ou à l’infirmière.
L’infirmier ou l’infirmière ne peut abaisser ses honoraires dans un
intérêt de concurrence.
Sous-section 4
Conditions de remplacement
- Article R. 4312-43
Le remplacement d’un infirmier ou d’une infirmière est possible pour
une durée correspondant à l’indisponibilité de l’infirmier ou de
l’infirmière remplacé. Toutefois, un infirmier ou une infirmière
interdit d’exercice par décision disciplinaire ne peut se faire
remplacer pendant la durée de la sanction.
Au-delà d’une durée de vingt-quatre heures, ou en cas de remplacement
d’une durée inférieure à vingt-quatre heures mais répété, un contrat de
remplacement doit être établi entre les deux parties.
 
- Article R. 4312-44
Un infirmier ou une infirmière d’exercice libéral peut se faire
remplacer soit par un confrère d’exercice libéral, soit par un
infirmier ou une infirmière n’ayant pas de lieu de résidence
professionnelle. Dans ce dernier cas, le remplaçant doit être titulaire
d’une autorisation de remplacement délivrée par le préfet du
département de son domicile et dont la durée maximale est d’un an,
renouvelable.
L’infirmier ou l’infirmière remplaçant ne peut remplacer plus de deux
infirmiers ou infirmières à la fois, y compris dans une association
d’infirmier ou un cabinet de groupe.
 
- Article R. 4312-45
Lorsque l’infirmier ou l’infirmière remplacé exerce dans le cadre d’une
société civile professionnelle ou d’une société d’exercice libéral, il
doit en informer celle-ci.
Durant la période de remplacement, l’infirmier ou l’infirmière remplacé
doit s’abstenir de toute activité professionnelle infirmière, sous
réserve des dispositions des articles R. 4312-6 et R. 4312-22.
L’infirmier ou l’infirmière remplacé doit informer les organismes
d’assurance maladie en leur indiquant le nom du remplaçant ainsi que la
durée et les dates de son remplacement. Dans le cas où le remplaçant
n’a pas de lieu de résidence professionnelle, l’infirmier ou
l’infirmière remplacé indique également le numéro et la date de
délivrance de l’autorisation préfectorale mentionnée à l’article R.
4312-44.
 
- Article R. 4312-46
L’infirmier ou l’infirmière remplaçant qui n’a pas de lieu de résidence
professionnelle exerce au lieu d’exercice professionnel de l’infirmier
ou de l’infirmière remplacé et sous sa propre responsabilité.
L’infirmier ou l’infirmière d’exercice libéral remplaçant peut, si
l’infirmier ou l’infirmière remplacé en est d’accord, recevoir les
patients dans son propre cabinet.
 
- Article R. 4312-47
Lorsqu’il a terminé sa mission et assuré la continuité des soins,
l’infirmier ou l’infirmière remplaçant abandonne l’ensemble de ses
activités de remplacement auprès de la clientèle de l’infirmier ou de
l’infirmière remplacé.
Un infirmier ou une infirmière qui a remplacé un autre infirmier ou une
autre infirmière pendant une période totale supérieure à trois mois ne
doit pas, pendant une période de deux ans, s’installer dans un cabinet
où il pourrait entrer en concurrence directe avec l’infirmier ou
l’infirmière remplacé, et éventuellement avec les infirmiers ou les
infirmières exerçant en association avec celui-ci, à moins que le
contrat de remplacement n’en dispose autrement.
 
- Article R. 4312-48
L’infirmier ou l’infirmière ne peut, dans l’exercice de sa profession,
employer comme salarié un autre infirmier, un aide-soignant, une
auxiliaire de puériculture ou un étudiant infirmier.
Section 3
Infirmiers et infirmières salariés
- Article R. 4312-49
Le fait pour un infirmier ou une infirmière d’être lié dans son
exercice professionnel par un contrat ou un statut à un employeur
privé, une administration, une collectivité ou tout autre organisme
public ou privé n’enlève rien à ses devoirs professionnels.
L’exercice habituel de la profession d’infirmier sous quelque forme que
ce soit au sein d’une entreprise, d’une collectivité ou d’une
institution ressortissant du droit privé doit, dans tous les cas, faire
l’objet d’un contrat écrit.
Chapitre IV
Dispositions pénales
Le présent chapitre ne comporte pas de dispositions réglementaires.

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