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L’ordre Infirmier ... réactions

23 octobre 2008

La création récente de l’ordre Infirmier continue de susciter des réactions ...

Kinésithérapeutes, pédicures, infirmiers : la rançon ! Par Jean Noël CROISSANT IADE St Nazaire

La gangrène des raisons économistes égal à celle de la raison du plus fort gagne du terrain. A ce jour , les paramédicaux (kinésithérapeutes , pédicures, infirmières ) se retrouvent dans la tourmente. Pour eux, le droit au travail va devoir maintenant se payer fort cher. La sanction vient évidemment d’en haut. Le ministère de la santé, les députés , les sénateurs, ont décidé ainsi pour ces trois professions la mise en place d’un ordre professionnel, à l’identique de celui des médecins créé en 1942. L’avis des intéressés est défavorable à une telle démarche. Pour parvenir à leur fin les instigateurs ont donc été amenés à Ignorer toutes discussions, ne tenir en aucun compte des revendications, ignorer l’expression d’un référendum, laisser croire l’idée venir des professionnels eux-mêmes, faire en sorte de laisser penser cette situation maintenue dans l’idée de la démocratie.
C’est donc en catimini, dans l’ombre des coulisses que cette loi n° 2006-168 est composée par un misérable 5% de représentant d’un métier constituée d’associations sans prétention, des syndicats corporatistes et probablement quelques personnes très intéressées par occuper les meilleurs postes. Le dialogue entre partenaires semble avoir été tenu comme une acceptation de principe pour tous à la finalisation de ce projet. Il y a donc sans aucun doute tromperie puisque les propositions de départ sont en distorsion avec les discussions initiales.
Qu importe ! des projets sont rédigés . Par peur du refus massif de cette disposition l’idée du référendum est volontairement écarté et l’information est diffusée au compte gouttes. Dans des congrès, des personnes se sont exprimées en ventant de façon très commerciale l’idée de L’ordre infirmier. Les remerciements pour avoir eu la volonté d’expliquer le contenu de l’entreprise ont été interprétés comme une appréciation à cette création. Dans certains congrès cependant, ces démarcheurs sont repartis sous les sifflets et les quolibets nourris.
Dans la presse des articles ont été et sont encore écrits en prétendant les professionnels apprécier et réclamer ce système ordinal. La réalité est bien différente. Face à cela il faut répondre, et rétablir la vérité car qui ne nie consent ! la situation se trouve en permanence devant un dialogue de sourd. Toutes les démarches, afin de montrer notre désapprobation, auprès des instances politiques sont restées vaines de réponse. L’idée : ne donner aucune réponse afin d’éviter de risquer de s’enliser dans un débat et entrer dans un conflit ?
l’avis favorable des libéraux (10% des diplômés) pour la mise en place d’un ordre infirmier est prétendu. Dans ce groupe pourtant cette décision ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut. Une grande partie d’entre eux, très aveuglés par le miroir aux alouettes, opteraient pour ce nouveau statut. Le droit de prescription réaliserait là le lit de cette décision. Rappelons nous, la prescription demande un jugement, une analyse individualisée, une réflexion remise à jour, et pour cela sept années de médecines sont nécessaires. Nous avons le droit de suggérer, de faire part de notre savoir, mais certainement pas de remplacer ni outrepasser nos limites.
Avant de voir la machine s’enrayer dans son élan, le sentiment d’en finir au plus vite avec cette affaire domine. les délections pour les conseils régionaux et départementaux ont été décidés à la hâte. Une pagaille indescriptible a régné dans le recensement des électeurs. Certains en retraite depuis de nombreuses années ont été invités comme possible éligibles, les numéros anonymes individuels pour participer au vote par le Net est parvenus a certains électeurs après la date de clôture, voire pas encore distribué etc… voilà la démocratie !
le ministère de la Santé veux probablement se débarrasser d’un système coûteux, c’est à dire d’un personnel fortement rétribuée, occupée à la recherche sur les soins ou autre et dont le rendement est inférieur à zéro.
La marque des affairistes et des carriéristes est désormais présente ! 460 000 infirmiers au total sur le secteur national vont devoir verser leur cotisation annuelle et obligatoire. Le montant n’est certes pas encore fixé, mais en supposant celui-ci au niveau identique de la cotisation des sages femmes, cela réalise un montant de 46Mions d’E. On pourra parler de transparence comptable, d’honnêtetés et de dépenses justifiées, mais la confiance ne sera pas au rendez vous. Les précédents sont trop nombreux, et ont fait l’objet de trop de scandales. Exemple celui du conseil de l’ordre des médecins de Paris.
Tout cela sent le nouvel impôt envers ces professionnels.
Mettre la diplomatie en état d’échec mène toujours quelque part. Aujourd’hui les kinésithérapeutes sont dans l’affrontement, font de la résistance, la menace du tribunal plane déjà et des blâmes sont distribués. Notre sort sera le même mais aussi le combat. Ou cela va t-il encore nous conduire ? ou cela va t-il les mener ?
A l’avenir de nous le conter !

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