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Evolution des parts de marché de la chirurgie...

31 octobre 2005

Evolution des parts de marché de la chirurgie "classique" dans 20 régions entre 1999 et 2001 réalités et perspectives

2 MAITRISE D’OUVRAGE Frédéric Van Roekeghem Directeur Général CNAMTS MAITRISE D’OEUVRE Dr Gilles BONTEMPS Analyse et rédaction CNAMTS / Direction du Risque Maladie Marie Hélène TOUPIN Constitution, validation et travaux statistiques sur les bases de données nationales CNAMTS / Direction du Risque Maladie Caisses Régionales d’Assurance Maladie Constitution, validation des bases de données régionales Remerciements aux Directions Régionales du Service Médical pour les régions où la validation et la constitution des bases régionales ont résulté d’un travail commun avec les Caisses Régionales d’Assurance Maladie Remerciements au Dr Jean Patrick Sales / Président de l’Association Française de Chirurgie Ambulatoire 3 Sommaire 1. introduction Page 6 2. méthode Page 8 2.1 choix d’une liste limitée mais significative d’actes Page 9 2.1 liste des 18 types d’interventions chirurgicales étudiées Page 9 2.1 champ de l’étude Page 10 2.1 bases informationnelles étudiées Page 10 2.1 logistique Page 10 3. résultats Page 11 3.1 évolution nationale de l’activité et des parts de marché Page 12 3.2 évolutions régionales de l’activité et des parts de marché Page 14 3.3 évolution de l’activité et des parts de marché des grands groupes hospitaliers publics Page 20 3.4 évolution de l’activité et des parts de marché des spécialités chirurgicales Page 25 3.4.1 évolution de la chirurgie ophtalmologique Page 26 3.4.2 évolution de la chirurgie orthopédique Page 28 3.4.3 évolution de la chirurgie vasculaire Page 30 3.4.4 évolution de la chirurgie générale et digestive Page 32 3.4.5 évolution de la chirurgie ORL et maxillo-faciale Page 36 3.4.6 évolution de la chirurgie infantile Page 39 3.4.7 évolution de la chirurgie gynécologique Page 42 3.4.8 synthèse de l’évolution des parts de marché des spécialités chirurgicales Page 44 4. conclusion : synthèse et perspectives Page 45 4 RESUME Objectif : Concomitamment à la mise en place en 2004 d’un observatoire national permettant de suivre l’évolution de la chirurgie ambulatoire en France, la CNAMTS s’est intéressée plus largement à la relation existante entre l’évolution des parts de marché de la chirurgie "classique" et le développement de la chirurgie ambulatoire. Méthode : 80 % de l’activité chirurgicale française est représentée par les interventions dites "classiques" ou "de proximité" qui relèvent d’une prise en charge programmée et non réalisée dans le cadre d’une urgence. Pour suivre l’évolution de cette chirurgie française "classique", une liste limitée mais significative de 18 types d’interventions chirurgicales a été choisie constituant autant d’indicateurs de cette chirurgie. Cette liste d’actes significatifs dérive d’une liste internationale d’actes chirurgicaux publiée dès 1995 par l’Association Internationale de Chirurgie Ambulatoire pour répondre à une demande de l’OCDE de pouvoir comparer les pratiques chirurgicales entre les différents pays de l’OCDE. Cette liste balaye huit spécialités chirurgicales. L’intervention chirurgicale la plus fréquemment pratiquée en France dans chaque spécialité étudiée (hormis la spécialité gynécologique) fait en particulier l’objet d’une analyse. L’enquête est exhaustive, au travers de ces dix huit indicateurs, sur l’ensemble des établissements chirurgicaux (publics et privés) et sur 20 régions métropolitaines françaises1. Elle compare l’activité chirurgicale sur trois années entre 1999 et 2001 à partir de l’étude du PMSI. Tous les séjours comportant au moins l’un des actes du Catalogue des Actes Médicaux rattachés à la liste des 18 types d’interventions chirurgicales, à l’exclusion de tout autre acte classant au sens PMSI, sont recensés dans l’étude. Résultats : Près de 1,5 millions d’interventions concernant huit spécialités chirurgicales sont explorées. Les 18 types d’interventions chirurgicales étudiées représentent en moyenne un tiers de l’activité chirurgicale "classique". L’étude révèle une augmentation de l’activité chirurgicale de 8% entre 1999 et 2001. Trois interventions chirurgicales (chirurgie de la cataracte, du canal carpien et extractions dentaires) sont responsables de 86% de l’augmentation du nombre d’interventions entre 1999 et 2001. Cette étude confirme, par ses aspects quantitatifs et évolutifs, plusieurs constats déjà révélés par l’enquête nationale de l’Assurance maladie sur la chirurgie ambulatoire. Une ligne de "fracture" se matérialise entre ceux qui ont développé l’ambulatoire et ceux qui ne l’ont pas fait, donc entre le secteur privé sous Objectif Quantifié National et le secteur public et privé sous Dotation Globale. En effet, d’une part, 80% de l’augmentation de l’activité chirurgicale entre 1999 et 2001 provient du secteur privé sous OQN contre 20% pour le public et privé sous DG et, d’autre part, l’augmentation de l’activité chirurgicale s’explique principalement par le développement de l’ambulatoire. 1 L’ensemble des régions métropolitaines est représentée à l’exception des régions Bretagne et Corse (données non disponibles) 5 La part de marché du secteur public, déjà faible au niveau de cette chirurgie "classique" (26%), évolue défavorablement sur la période étudiée confirmant le parallélisme et l’articulation entre "chute de parts de marché chirurgicales en ambulatoire et en hospitalisation traditionnelle" et "moindre développement de la chirurgie ambulatoire". Cette ligne de "fracture" se retrouve à tous les niveaux étudiés : national, régional, grands groupes hospitaliers publics, spécialités chirurgicales. On peut légitimement s’interroger si un établissement, qui n’a pas développé l’ambulatoire alors qu’il en possède le potentiel, met en jeu à court ou moyen terme son activité chirurgicale programmée. Le secteur public apparaît en position prédominante uniquement sur trois types d’interventions chirurgicales étudiées (chirurgie testiculaire, hernies de l’enfant et cœlioscopies gynécologiques), et ce, sur des effectifs faibles (moins de 13 000 actes annuels). A l’inverse, le secteur privé est prédominant sur les quinze autres types d’interventions chirurgicales explorées avec une situation dominante (plus de 70% des parts de marché) sur la chirurgie du canal carpien, de la maladie de Dupuytren et des hernies sous cœlioscopie et une situation très dominante (près de 80% des parts de marché) sur les cinq interventions chirurgicales les plus fréquentes (chirurgie des varices, de la cataracte, adénoïdectomie et amygdalectomie, arthroscopie du genou, extractions dentaires), et ce, sur des effectifs très importants (entre 110 000 et 390 000 actes annuels). Le marché de la santé, pour ce qui concerne la chirurgie "classique", apparaît de plus en plus comme un marché avec une position dominante du secteur privé sur les interventions chirurgicales les plus fréquentes. Une situation de monopole du secteur privé se met en place avec le risque d’une disparition de la chirurgie programmée pour le secteur public. Une véritable révolution culturelle semble devoir être menée dans le secteur public où les notions d’organisation plus optimale, de développement de la chirurgie ambulatoire ou d’accroissement de la productivité seraient partagées avec le secteur privé. 6 1. Introduction 7 80 % de l’activité chirurgicale française est représentée par les interventions dites "classiques" ou "de proximité" qui relèvent d’une prise en charge programmée et non réalisée dans le cadre d’une urgence. Les 20% restants correspondent à l’activité d’urgence et à l’activité dite "de recours" c’est à dire la chirurgie "lourde" nécessitant des compétences et des plateaux techniques très spécialisés et éventuellement associée à une démarche de recherche voire d’enseignement. L’étude s’intéresse à l’évolution de la chirurgie française "classique" à travers le prisme d’une liste limitée mais significative de 18 types d’interventions chirurgicales constituant autant d’indicateurs de cette chirurgie. L’activité chirurgicale "classique" est notamment étudiée par rapport à son mode de prise en charge : hospitalisation traditionnelle ou complète (durée supérieure à un jour) et ambulatoire. Les interventions chirurgicales ciblées dans le rapport peuvent toutes relever d’une prise en charge en chirurgie ambulatoire à condition que l’hôpital ou la clinique soit organisé en conséquence et reposant sur une sélection des patients à partir de critères médicaux, psychosociaux et environnementaux. L’étude a donc eu pour objectif d’apprécier le lien entre évolution des parts de marché chirurgicales et développement de la chirurgie ambulatoire. La plupart des spécialités chirurgicales sont représentées dans cette liste de 18 types d’interventions chirurgicales : orthopédie, ophtalmologie, maxillo-facial, ORL, chirurgie vasculaire, infantile, générale et digestive, gynécologique. Cette liste limitée mais significative explore près de 1,5 millions d’interventions chirurgicales françaises. L’enquête est exhaustive, au travers de ces dix huit indicateurs, sur l’ensemble des établissements chirurgicaux (publics et privés) et sur 20 régions métropolitaines françaises2. Elle compare l’activité chirurgicale sur trois années entre 1999 et 2001 à partir de l’étude du PMSI. 2 L’ensemble des régions métropolitaines est représentée à l’exception des régions Bretagne et Corse (données non disponibles) 8 2. Méthodes 9 2.1 Choix d’une liste limitée mais significative d’actes chirurgicaux Afin de pister les 80% d’activité chirurgicale "classique", une liste limitée mais significative de 18 types d’interventions chirurgicales a été choisie. Initialement conçue pour identifier le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire dans le cadre de l’enquête nationale de l’assurance maladie sur la chirurgie ambulatoire, cette liste a permis secondairement d’appréhender l’ensemble de la chirurgie "classique", qu’elle soit prise en charge de manière traditionnelle ou ambulatoire. Cette liste d’actes significatifs dérive d’une liste internationale d’actes chirurgicaux publiée dès 1995 par l’Association Internationale de Chirurgie Ambulatoire pour répondre à une demande de l’OCDE de pouvoir comparer les pratiques chirurgicales entre les différents pays de l’OCDE3. Chacune des huit spécialités chirurgicales est explorée au travers de l’étude d’une ou de plusieurs interventions chirurgicales caractéristiques de la chirurgie "classique" (exemple de la chirurgie orthopédique représentée au travers de la chirurgie du canal carpien, de la maladie de Dupuytren et de l’arthroscopie du genou diagnostique et thérapeutique). Cette liste limitée mais significative d’actes chirurgicaux comporte, pour chaque spécialité explorée, à la fois, l’intervention chirurgicale la plus fréquemment pratiquée en France (hormis la chirurgie gynécologique) avec plus de 100 000 interventions annuelles (chirurgie de la cataracte, des varices, arthroscopies du genou, cures de hernies abdominales, amygdalectomies, extractions dentaires) et, à la fois, des techniques chirurgicales innovantes amenées à se développer à l’avenir (exemple des 33 000 cures de hernie inguinale avec prothèse sous cœlioscopie). 2.2 Liste des 18 types d’interventions chirurgicales étudiées Arthroscopie du genou, diagnostique ou thérapeutique Extractions dentaires Chirurgie de la cataracte Chirurgie des varices Adénoïdectomies et/ou Amygdalectomies Chirurgie du strabisme Chirurgie ORL Chirurgie du sein Chirurgie anale hors destruction de tumeur anale Destruction de tumeurs anales Phimosis âge < 15ans Maladie de Dupuytren Décompression du nerf médian au canal carpien Chirurgie testiculaire âge < 15ans Cœlioscopies gynécologiques Hernies unilatérales ouvertes de l’adulte âge > 14ans Cures de Hernies sous cœlioscopie Hernies de l’enfant âge < 15ans 3 LATHOUWER C. de, POULLIER J. P., "How much ambulatory surgery in the world in 1996-97 and trends ?", Ambulatory surgery 8 ( 2000 ) 10 2.3 Champ de l’étude Le champ de l’étude comporte tous les établissements de statut public et privé de l’ensemble des régions métropolitaines, à l’exception des régions Bretagne et Corse, qui ont réalisé au moins un type d’intervention chirurgicale, parmi la liste des 18, en hospitalisation traditionnelle ou en chirurgie ambulatoire, et retrouvé dans les bases PMSI. 2.4 Bases informationnelles étudiées Tous les séjours comportant au moins l’un des actes du Catalogue des Actes Médicaux rattachés à la liste des 18 types d’interventions chirurgicales, à l’exclusion de tout autre acte classant au sens PMSI, sont recensés dans l’étude. Les sources d’information étudiées sont les bases PMSI des années 1999 et 2001. Les données PMSI 1999 résultent des travaux nationaux effectués sur les bases nationales constituées dans le cadre de l’enquête du Programme National Inter Régimes sur la chirurgie ambulatoire. Les données PMSI 2001 résultent des travaux effectués dans 20 régions françaises par les Caisses Régionales d’Assurance Maladie dans le cadre d’une actualisation des données de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire. 2.5 Logistique Les traitements d’exploitation des données ont été effectués au moyen du logiciel SAS. 11 3. Résultats N.B 1 : La notion de secteur public ou privé dans ce document s’entend selon le mode de financement : le secteur public correspond au secteur sous Dotation Globale (établissements publics et privés participant au service public hospitalier : CHR, CH, CLCC, cliniques sous dotation globale) le secteur privé correspond au secteur sous Objectif Quantifié National (établissements privés ne participant pas au service public : cliniques sous OQN à but non lucratif et cliniques sous OQN à but lucratif). N.B 2 : La notion d’interventions chirurgicales totales se comprend comme étant la somme des interventions en hospitalisation traditionnelle et en ambulatoire. 12 3.1 Evolution nationale de l’activité et des parts de marché 13 Le nombre d’interventions chirurgicales totales étudiées (traditionnelles + ambulatoires) augmente de 8% entre 1999 et 2001 soit une évolution annuelle de plus de 50 000 interventions chirurgicales. Cette augmentation est plus prononcée au niveau du secteur privé (9% dans le privé contre 6% dans le public). 37% de ces interventions chirurgicales sont réalisées en ambulatoire en 2001 contre 63% en hospitalisation traditionnelle (en augmentation de 4% en deux ans). L’augmentation du nombre d’interventions chirurgicales totales est surtout liée à la très forte augmentation en ambulatoire (21%). Cette augmentation du nombre d’interventions chirurgicales en ambulatoire est nettement plus prononcée au niveau du secteur privé (23% dans le privé contre 14% dans le public). La part de la chirurgie ambulatoire dans le total augmente entre deux et trois fois plus vite dans le privé que dans le public (de 35% à 40% dans le privé et de 28% à 30% dans le public soit +5% dans le privé contre +2% dans le public). Le nombre d’interventions chirurgicales supplémentaires entre 1999 et 2001 est réalisé dans 66% des cas en ambulatoire dans le public et dans 93% des cas en ambulatoire dans le privé. Le secteur public a, au niveau des interventions chirurgicales étudiées, une part de marché de 26,4 % contre 73,6% dans le privé. Le secteur public perd des parts de marché entre 1999 et 2001 en nombre d’interventions chirurgicales totales (-0,5%) et surtout ambulatoires (-1,2%). Sur les 50 000 nouvelles interventions chirurgicales annuelles, le secteur privé a en capté près de 80%. La chute des parts de marché du public en ambulatoire (-1,2%) n’est pas compensée par la faible augmentation des parts de marché en hospitalisation traditionnelle (0.4%). Un parallélisme apparaît donc entre "chute de parts de marché chirurgicales" et "faible développement de la chirurgie ambulatoire". Source CNAMTS (AM : assurance maladie) Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 351576 97206 254370 28% Source AM 2001 372736 111287 261449 30% différentiel 2001/1999 21160 14081 7079 67% différentiel en % 6% 14% 3% Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 955984 338369 617615 35% Source AM 2001 1040026 416639 623387 40% différentiel 2001/1999 84042 78270 5772 93% différentiel en % 9% 23% 1% Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 1307560 435575 871985 33% Source AM 2001 1412762 527926 884836 37% différentiel 2001/1999 105202 92351 12851 88% différentiel en % 8% 21% 1% part de marché du DG au niveau du total part de marché du DG au niveau de l’ambulatoire part de marché du DG au niveau de l’hospitalisation traditionnelle 1999 26,9% 22,3% 29,2% 2001 26,4% 21,1% 29,5% différentiel 2001/1999 -0,5% -1,2% 0,4% PARTS DE MARCHE DU SECTEUR DG TOTAL INTERVENTIONS CHIRURGICALES SECTEUR DG TOTAL INTERVENTIONS CHIRURGICALES SECTEUR OQN TOTAL INTERVENTIONS CHIRURGICALES DG + OQN 14 3.2 Evolutions régionales de l’activité et des parts de marché 15 On observe trois profils d’évolution régionale (cf. page 16) : Diminution de l’activité chirurgicale (4 régions) Augmentation modérée (moins de 15%) de l’activité chirurgicale (13 régions) Augmentation forte (plus de 20%) de l’activité chirurgicale (3 régions) Les quatre régions concernées par une diminution de leur activité chirurgicale sont les régions Poitou Charente, Midi Pyrénées, Limousin et Auvergne. Cette diminution évolue entre -1% et
8%. Elle est liée à une diminution de l’activité en hospitalisation traditionnelle (entre -8% et
19%). Les treize régions qui voient leur activité chirurgicale augmenter de moins de 15% sont les régions : Ile de France, Champagnes Ardennes, PACA, Haute et Basse Normandie, Pays de Loire, Aquitaine, Centre, Nord Pas de Calais, Lorraine, Bourgogne, Franche Comté et Languedoc Roussillon. Elles observent, à une exception près (Basse Normandie), une augmentation nettement plus soutenue de l’ambulatoire (de +8% à +38%) que de l’hospitalisation traditionnelle (qui diminue même dans 60% des cas entre -1% et -8%). Les trois régions concernées par une augmentation de plus de 20% de leur activité chirurgicale sont les régions Picardie, Alsace, et Rhône Alpes. Cette évolution est liée à des augmentations importantes du nombre d’interventions chirurgicales à la fois en ambulatoire (de +18% à +65%) et en hospitalisation traditionnelle (+20% à +30%). Une première ligne de "fracture" apparaît entre les régions qui ont développé l’ambulatoire et celles qui ne l’ont pas fait. Sans préjuger de l’éventuelle participation d’autres facteurs explicatifs à l’origine de ces disparités d’évolutions (évolution démographique, ...), un parallélisme apparaît entre le développement, d’une part, de l’activité chirurgicale globale et, d’autre part, de l’ambulatoire. Il semble, que plus une région développe son activité ambulatoire, plus ce développement impacte favorablement son activité chirurgicale traditionnelle. En d’autres termes, les régions qui ont négligé leur potentiel de développement de chirurgie ambulatoire ont sur la durée remis en cause également leur chirurgie en hospitalisation complète. Des variations importantes d’activité - à la hausse comme à la baisse - ont été constatées dans certaines régions entre 1999 et 2001. Ces variations importantes nous ont amenés à procéder à des validations supplémentaires en croisant avec d’autres sources d’information (données SAE régionales, validation supplémentaire au niveau des régions...). Plusieurs hypothèses peuvent être émises pour expliquer ces variations : accroissement de la demande par vieillissement de la population, évolution des techniques chirurgicales, flux populationnels inter-régionaux avec une attractivité plus importante de certaines régions, évolution de la demande liée à un effet CMU, modification des pratiques du codage PMSI, évolution de l’exhaustivité des données recueillies, effet limitant des quotas d’activité, évolution des pratiques de facturation, transfert d’activité du cabinet libéral vers l’hôpital, variation de l’offre de soins... 16 Evolutions régionales de l’activité chirurgicale entre 1999 et 2001 au niveau des 18 types d’interventions chirurgicales Source CNAMTS Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 3% 19% -5% différentiel 2001/1999 en % 1% 14% -8% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 1% 15% -3% différentiel 2001/1999 en % 33% 65% 22% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 23% 28% 20% différentiel 2001/1999 en % 12% 24% 9% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 9% 24% 4% différentiel 2001/1999 en % 4% 18% -2% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 2% -1% 3% différentiel 2001/1999 en % -1% 22% -15% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 4% 19% -1% différentiel 2001/1999 en % 7% 17% 1% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 13% 15% 12% différentiel 2001/1999 en % -3% 10% -8% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 1% 8% -3% différentiel 2001/1999 en % -8% 12% -19% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 5% 38% -7% différentiel 2001/1999 en % 32% 40% 28% Total ambulatoire traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle différentiel 2001/1999 en % 8% 23% -0,3% différentiel 2001/1999 en % -1% 38% -13% TOTAL région PACA TOTAL région Ile de France TOTAL région Franche Comté TOTAL région Picardie TOTAL région Champagnes Ardennes TOTAL région Alsace TOTAL région Centre TOTAL région Bs Normandie TOTAL région Ht Normandie TOTAL région Pays de Loire TOTAL région Poitou Charentes TOTAL région Aquitaine TOTAL région Nord Pas de Calais TOTAL région Limousin TOTAL région Midi Pyrénées TOTAL région Bourgogne TOTAL région Languedoc Roussillon TOTAL région Auvergne TOTAL région Rhones Alpes TOTAL région Lorraine 17 Concomitamment, il apparaît une deuxième ligne de "fracture" entre le secteur public et privé (cf. pages 18 et 19). Dans 60% des régions, le nombre d’interventions chirurgicales totales publiques diminue (jusqu’à 31%) alors qu’il augmente dans 40% des régions (augmentation entre 6 et 50%). A l’inverse, le nombre d’interventions chirurgicales totales privées ne diminue que dans 15% des régions (diminution entre 3 et 9%) alors qu’il augmente dans 85% des régions (jusqu’à 35%). Dans 12 régions, la chute du nombre d’interventions chirurgicales totales publiques concerne principalement le nombre d’interventions en hospitalisation traditionnelle (jusqu’à -46%) non compensée en parallèle par un développement de l’ambulatoire. Dans quatre de ces douze régions, la situation apparaît encore plus critique puisque la chute concerne à la fois l’hospitalisation traditionnelle et l’ambulatoire (qui peut chuter jusqu’à 18%). Dans 16 régions, les parts de marché chirurgicales du public évoluent défavorablement avec : une diminution à la fois au niveau de l’hospitalisation traditionnelle (chute des parts de marché entre -1% et -9%) et de l’ambulatoire (chute jusqu’à -5%) dans11 régions, une diminution des parts de marché de l’hospitalisation traditionnelle non compensée totalement par une évolution positive en parallèle de l’ambulatoire dans 3 régions, une diminution des parts de marché de l’ambulatoire et une augmentation de l’hospitalisation traditionnelle dans 2 régions. Les 4 régions qui ont des parts de marché chirurgicales totales du public en augmentation, ont une évolution favorable à la fois sur la chirurgie traditionnelle et ambulatoire. Une deuxième ligne de "fracture" apparaît donc entre le public et le privé. La différence d’évolution entre le public et le privé apparaît très contrastée puisqu’on observe une augmentation des interventions chirurgicales totales dans le privé dans 85% des régions et une diminution des interventions chirurgicales totales dans le public dans 60% des régions. L’évolution défavorable des parts de marché du public au niveau national se retrouve au niveau des régions puisque 80% des régions françaises voient leur part de marché du public diminuer. Cette diminution concerne le plus souvent à la fois la chirurgie traditionnelle et l’ambulatoire confirmant l’articulation étroite entre l’évolution de la chirurgie ambulatoire et traditionnelle. 18 Evolutions régionales des parts de marché du secteur sous dotation globale entre 1999 et 2001 au niveau des 18 types d’interventions chirurgicales Source CNAMTS part de marché du secteur sous DG au niveau du total part de marché du secteur sous DG au niveau de l’ambulatoire part de marché du secteur sous DG au niveau de l’hospitalisation traditionnelle région Ile de France 1999 32,2% 23,3% 37,0% 2001 28,8% 20,7% 34,2% différentiel 2001/1999 -3,4% -2,6% -2,8% région Champagnes Ardennes 1999 19,7% 19,3% 19,8% 2001 18,5% 19,6% 18,0% différentiel 2001/1999 -1,2% 0,3% -1,8% région Picardie 1999 44,6% 42,0% 45,9% 2001 45,1% 38,3% 48,7% différentiel 2001/1999 0,4% -3,7% 2,7% région Haute Normandie 1999 17,6% 25,1% 15,0% 2001 17,1% 23,5% 14,4% différentiel 2001/1999 -0,5% -1,6% -0,5% région Basse Normandie 1999 26,4% 23,6% 27,5% 2001 22,7% 19,6% 24,0% différentiel 2001/1999 -3,6% -4,0% -3,5% région Centre 1999 21,4% 23,5% 20,6% 2001 20,3% 22,6% 19,2% différentiel 2001/1999 -1,1% -1,0% -1,4% région Bourgogne 1999 25,2% 16,7% 30,2% 2001 27,5% 18,0% 32,8% différentiel 2001/1999 -2,2% -0,4% -3,1% région Nord Pas de Calais 1999 24,7% 18,7% 28,8% 2001 23,8% 17,0% 28,9% différentiel 2001/1999 -0,9% -1,7% 0,1% région Lorraine 1999 41,3% 44,0% 40,4% 2001 38,0% 40,0% 36,9% différentiel 2001/1999 -3,4% -4,0% -3,5% 19 Evolutions régionales des parts de marché du secteur sous dotation globale entre 1999 et 2001 au niveau des 18 types d’interventions chirurgicales Source CNAMTS part de marché du secteur sous DG au niveau du total part de marché du secteur sous DG au niveau de l’ambulatoire part de marché du secteur sous DG au niveau de l’hospitalisation traditionnelle région Languedoc Roussillon 1999 15,5% 14,6% 16,1% 2001 14,3% 11,6% 16,3% différentiel 2001/1999 -1,2% -3,0% 0,2% région PACA 1999 26,5% 21,1% 30,3% 2001 33,8% 22,3% 44,1% différentiel 2001/1999 7,4% 1,2% 13,8% région Alsace 1999 56,4% 58,0% 55,8% 2001 58,8% 55,4% 60,4% différentiel 2001/1999 2,4% -2,6% 4,7% région Franche Comté 1999 41,7% 32,4% 44,0% 2001 48,1% 35,3% 51,4% différentiel 2001/1999 -1,7% -0,3% -1,8% région Pays de Loire 1999 18,8% 18,4% 19,0% 2001 16,5% 14,4% 17,7% différentiel 2001/1999 -2,3% -4,0% -1,3% région Poitou Charentes 1999 22,6% 24,4% 21,6% 2001 16,4% 19,6% 13,8% différentiel 2001/1999 -6,2% -4,7% -7,8% région Aquitaine 1999 20,2% 16,2% 22,3% 2001 18,8% 16,5% 20,2% différentiel 2001/1999 -1,4% 0,3% -2,1% région Midi Pyrénées 1999 19,7% 15,8% 21,1% 2001 20,1% 16,3% 21,8% différentiel 2001/1999 0,4% 0,5% 0,6% région Limousin 1999 23,6% 15,5% 27,6% 2001 20,0% 16,1% 22,6% différentiel 2001/1999 -3,7% 0,6% -5,1% région Rhône Alpes 1999 26,2% 19,5% 29,8% 2001 24,7% 17,3% 29,0% différentiel 2001/1999 -1,5% -2,2% -0,8% région Auvergne 1999 24,1% 18,6% 25,9% 2001 16,7% 15,6% 17,3% différentiel 2001/1999 -7,4% -3,1% -8,6% 20 3.3 Evolution de l’activité et des parts de marché des grands groupes hospitaliers publics 21 Assistance Publique des Hôpitaux de Paris4 Les données de l’assurance maladie (1999 et 2001) ont été complétées par des données 2002 fournies par l’AP-HP dans le cadre d’un groupe de travail CNAMTS/AP-HP au cours du 1er semestre 2004. On observe au niveau de l’AP-HP une diminution de 19 % du nombre d’interventions chirurgicales entre 1999 et 2002. Cette chute concerne principalement le nombre d’interventions en hospitalisation traditionnelle (-25 %), non compensée en parallèle par un développement de la chirurgie ambulatoire (- 1 %). Cette baisse apparaît plus soutenue entre 2001 et 2002 qu’entre 1999 et 2001 (- 13 % contre - 8 % en taux annualisé). La part de la chirurgie ambulatoire dans le total augmente entre 1999 et 2002 de 5%. Cette augmentation est plus soutenue entre 2001 et 2002 qu’entre 1999 et 2001. L’AP HP perd des parts de marché entre 1999 et 2001 au niveau de la région Ile de France : au niveau des interventions totales, chute de -1% pour l’APHP par rapport au public et de -2.5% par rapport au privé ; au niveau de l’ambulatoire, chute de -2.7% pour l’AP-HP par rapport au public et de - 1.9% par rapport au privé ; au niveau de l’hospitalisation traditionnelle, chute de -0.4% pour l’AP-HP par rapport au public et de -2,2% par rapport au privé ; source CNAMTS et AP-HP source CNAMTS 4 en 2001, 4466 lits de chirurgie et 109 places d’ambulatoire étaient autorisés avec un ratio places/lits de 2.4% Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 22467 5570 16897 25% Source AM 2001 19969 5344 14625 27% Source APHP 2002 18233 5503 12730 30% différentiel 2001/1999 -11% -4% -13% différentiel 2002/1999 -19% -1% -25% Assistance Publique Hôpitaux Paris par rapport au secteur public IdF au niveau du total par rapport au secteur privé IdF au niveau du total par rapport au secteur public et privé IdF au niveau du total Source AM 1999 29,7% 14,1% 9,6% Source AM 2001 28,6% 11,6% 8,3% différentiel 2001/1999 -1,0% -2,5% -1,3% par rapport au secteur public IdF au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur privé IdF au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur public et privé IdF au niveau de l’ambulatoire Source AM 1999 29,5% 9,0% 6,9% Source AM 2001 26,8% 7,0% 5,6% différentiel 2001/1999 -2,7% -1,9% -1,3% par rapport au secteur public IdF au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur privé IdF au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur public et privé IdF au niveau de l’hosp. traditionnelle Source AM 1999 29,7% 17,4% 11,0% Source AM 2001 29,4% 15,3% 10,1% différentiel 2001/1999 -0,4% -2,2% -0,9% Parts de marché Assistance Publique Hôpitaux Paris 22 Hospices Civils de Lyon 5 On observe au niveau des HCL une augmentation de 17% du nombre d’interventions chirurgicales totales mais seulement de 3% en ambulatoire. La part de la chirurgie ambulatoire dans le total diminue entre 1999 et 2001 (de 24% à 21%). Les HCL, bien qu’ils augmentent leur nombre d’interventions chirurgicales totales, perdent des parts de marché au niveau de la région Rhône Alpes : au niveau des interventions totales, chute de -1.4% pour les HCL par rapport au public et de -1.1% par rapport au privé ; au niveau de l’ambulatoire, chute de -3.6% pour les HCL par rapport au public et de - 1.4% par rapport au privé ; au niveau de l’hospitalisation traditionnelle, chute de -0.6% pour les HCL par rapport au public et de -0.6% par rapport au privé ; source CNAMTS source CNAMTS 5 en 2001, 1275 lits de chirurgie et 9 places d’ambulatoire étaient autorisés avec un ratio places/lits de 0.7% Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 7910 1866 6044 24% Source AM 2001 9247 1921 7326 21% différentiel 2001/1999 17% 3% 21% Hospices Civils Lyon par rapport au secteur public RA au niveau du total par rapport au secteur privé RA au niveau du total par rapport au secteur public et privé RA au niveau du total Source AM 1999 22,8% 8,1% 6,0% Source AM 2001 21,4% 7,0% 5,3% différentiel 2001/1999 -1,4% -1,1% -0,7% par rapport au secteur public RA au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur privé RA au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur public et privé RA au niveau de l’ambulatoire Source AM 1999 20,8% 5,0% 4,0% Source AM 2001 17,2% 3,6% 3,0% différentiel 2001/1999 -3,6% -1,4% -1,1% par rapport au secteur public RA au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur privé RA au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur public et privé RA au niveau de l’hosp. traditionnelle Source AM 1999 23,5% 10,0% 7,0% Source AM 2001 22,8% 9,3% 6,6% différentiel 2001/1999 -0,6% -0,6% -0,4% Parts de marché Hospices Civils de Lyon 23 Assistance Publique de Marseille 6 On observe au niveau de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille une augmentation de 48% du nombre d’interventions chirurgicales totales, soit 132% en ambulatoire et 31% en hospitalisation complète. La part de la chirurgie ambulatoire dans le total augmente entre 1999 et 2001 (de 17% à 27%). L’Assistance Publique de Marseille comble son retard de départ par rapport aux autres grands groupes hospitaliers publics. L’AP de Marseille augmente ses parts de marché au niveau de la région PACA : au niveau des interventions totales, augmentation de +2.3% pour l’APM par rapport au public et de +3.5% par rapport au privé ; au niveau de l’ambulatoire, augmentation de +7.3% pour l’APM par rapport au public et de +2.3% par rapport au privé ; au niveau de l’hospitalisation traditionnelle, chute de -0.4% de l’APM par rapport au public et augmentation de +6.4% par rapport au privé ; Source CNAMTS Source CNAMTS En conclusion, les trois plus grands groupes hospitaliers publics observent des évolutions différentes : d’une part, l’AP-HP et les HCL qui perdent des parts de marché dans leurs régions tant au niveau de l’hospitalisation traditionnelle qu’en ambulatoire et, d’autre part, l’AP de Marseille, qui avec le ratio" places de chirurgie ambulatoire/lits de chirurgie" le plus élevé des trois (3.5% pour l’AP de Marseille contre 0.7% pour les HCL et 2.4% pour l’APHP) a développé l’ambulatoire et a augmenté ses parts de marché chirurgicales pour rejoindre la moyenne de prise en charge ambulatoire des grands groupes hospitaliers publics. 6 en 2001, 1258 lits de chirurgie et 45 places d’ambulatoire étaient autorisés avec un ratio places/lits de 3.5% Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 4876 837 4039 17% Source AM 2001 7229 1944 5285 27% différentiel 2001/1999 48% 132% 31% Assistance Publique Marseille par rapport au secteur public PACA au niveau du total par rapport au secteur privé PACA au niveau du total par rapport au secteur public et privé PACA au niveau du total Source AM 1999 15,2% 5,5% 4,0% Source AM 2001 17,5% 9,0% 5,9% différentiel 2001/1999 2,3% 3,5% 1,9% par rapport au secteur public PACA au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur privé PACA au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur public et privé PACA au niveau de l’ambulatoire Source AM 1999 7,9% 2,1% 1,7% Source AM 2001 15,2% 4,4% 3,4% différentiel 2001/1999 7,3% 2,3% 1,7% par rapport au secteur public PACA au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur privé PACA au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur public et privé PACA au niveau de l’hosp. traditionnelle Source AM 1999 18,9% 8,2% 5,7% Source AM 2001 18,5% 14,6% 8,2% différentiel 2001/1999 -0,4% 6,4% 2,4% Parts de marché Assistance Publique de Marseille 24 Les autres CHU7 Les autres CHU ont une évolution plus contrastée : ils développent leur activité chirurgicale totale à un moindre rythme que l’ensemble du secteur public (+2% contre +6% pour le secteur public), ils voient leur activité traditionnelle décliner (-3% contre +3% pour le secteur public), ils développent plus fortement l’ambulatoire (+17% contre +14% pour le secteur public). Source CNAMTS Source CNAMTS Les autres CHU observent une évolution contrastée en développant plus l’ambulatoire que le reste du secteur public (+0.2%) mais ils perdent des parts de marché chirurgicales par rapport au reste du public (-0.6% au niveau des interventions totales et -0.9% au niveau de l’hospitalisation traditionnelle) et par rapport au privé (-0.2 à -0.4%). 7 en 2001, la moyenne nationale du ratio places/lits autorisés des CHU était de 2.1% contre 3.2% pour l’ensemble du champ Dotation Globale par rapport au secteur public 20 régions au niveau du total par rapport au secteur privé 20 régions au niveau du total par rapport au secteur public et privé 20 régions au niveau du total Source AM 1999 15,4% 5,7% 4,1% Source AM 2001 14,7% 5,3% 3,9% différentiel 2001/1999 -0,6% -0,4% -0,2% par rapport au secteur public 20 régions au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur privé 20 régions au niveau de l’ambulatoire par rapport au secteur public et privé 20 régions au niveau de l’ambulatoire Source AM 1999 13,8% 4,0% 3,1% Source AM 2001 14,0% 3,7% 3,0% différentiel 2001/1999 0,2% -0,2% -0,1% par rapport au secteur public 20 régions au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur privé 20 régions au niveau de l’hosp. traditionnelle par rapport au secteur public et privé 20 régions au niveau de l’hosp. traditionnelle Source AM 1999 16,0% 6,6% 4,7% Source AM 2001 15,0% 6,3% 4,4% différentiel 2001/1999 -0,9% -0,3% -0,2% Parts de marché autres CHU Total ambulatoire traditionnelle % d’ambulatoire (ambu / total) Source AM 1999 54048 13391 40657 25% Source AM 2001 54862 15606 39256 28% différentiel 2001/1999 2% 17% -3% TOTAL CHU (hors AP-HP, HCL et AP Marseille) 25 3.4 Evolution de l’activité et des parts de marché des spécialités chirurgicales 26 3.4.1 Evolution de la chirurgie ophtalmologique L’évolution de la chirurgie ophtalmologique "classique" est vue au travers de deux types d’interventions chirurgicales : chirurgie de la cataracte et du strabisme. Chirurgie de la cataracte8 : En 2001, près de 400 000 interventions chirurgicales de la cataracte ont été pratiquées, ce qui en fait l’intervention chirurgicale française la plus fréquente. Du fait d’un vieillissement de la population, la chirurgie de la cataracte augmente de 17% entre 1999 et 2001, ce qui la place au 3ème rang en pourcentage d’augmentation des interventions chirurgicales (après la chirurgie du canal carpien et les cœlioscopies gynécologiques avec respectivement 37% et 23% d’augmentation). Elle explose en ambulatoire (près de 145 000 en 2001 soit +52% par rapport à 1999) tout en étant encore majoritairement réalisée en chirurgie traditionnelle (près des 2/3). Seulement 21,3% des interventions chirurgicales de la cataracte sont réalisées en secteur public, les parts de marché du public diminuent tant globalement (-0.9%) qu’au niveau de l’ambulatoire (-0.7%). Le secteur privé est en position de quasi-monopole en ambulatoire avec près de 85% des cataractes opérées. La chirurgie de la cataracte est la deuxième intervention chirurgicale majoritairement réalisée dans le privé (après les extractions dentaires) puisque près de 4 interventions sur 5 relèvent du privé. Près de 224 000 cataractes supplémentaires annuelles sont opérées dans le privé. La chirurgie de la cataracte est la première intervention chirurgicale française. Le secteur privé a une situation de quasi-monopole (près de 79%) avec une tendance à l’accélération du processus. En ambulatoire, la part de marché du privé est proche de 85%. Source CNAMTS 8 la chirurgie de la cataracte correspond aux codes CdAM H476 Extraction intracapsulaire du cristallin par voie supérieure H477 Extraction intracapsulaire du cristallin par voie autre que supérieure H478 Autres extractions intracapsulaires du cristallin H485 Extraction extracapsulaire du cristallin par la technique d’aspiration simple et d’irrigation H490 Phako-émulsification et aspiration de cataracte H491 Phako-fragmentation mécanique et aspiration de cataracte par voie antérieure H492 Phako-fragmentation mécanique et aspiration de cataracte par voie postérieure H493 Phako-fragmentation mécanique et autre aspiration de cataracte H496 Autres extractions extracapsulaires du cristallin H504 Excision de membrane secondaire après cataracte H505 Fragmentation mécanique de membrane secondaire après cataracte H506 Autres extractions de cataracte H511 Insertion de cristallin artificiel de chambre antérieure au moment d’une extraction de cataracte en un temps H512 Insertion secondaire de cristallin artificiel de chambre antérieure H513 Phako-exérèse S.A.I. H514 Insertion de cristallin artificiel de chambre postérieure au moment d’une extraction de cataracte en un temps H515 Explantation de cristallin artificiel H516 Insertion secondaire de cristallin artificiel de chambre postérieure part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle cataracte Source AM 1999 332498 94576 237922 1999 22,2% 15,3% 25,0% Source AM 2001 390130 144104 246026 2001 21,3% 14,6% 25,3% différentiel 2001/1999 57632 49528 8104 différentiel en % 17% 52% 3% différentiel 2001/1999 -0,9% -0,7% 0,3% cataracte 27 Chirurgie du strabisme9 : En 2001, plus de 11 000 interventions pour strabisme ont été réalisées (légère diminution par rapport à 1999) dont 41.1% dans le public et 18% en ambulatoire. Les parts de marché du public diminuent globalement de 2.8% entre 1999 et 2001, la chute du public en hospitalisation traditionnelle n’étant pas compensée par son développement en ambulatoire (la part de marché du public dans l’ambulatoire a pourtant augmenté de 7.9% mais sur des faibles effectifs). Les parts de marché du secteur public pour la chirurgie du strabisme (41.1%) diminuent malgré la tendance inverse en ambulatoire (augmentation des parts de marché en ambulatoire de 7.9% mais sur des faibles effectifs). Source CNAMTS 9 Chirurgie du strabisme correspond aux codes CdAM H610 Intervention simple sur un seul muscle oculaire H611 Intervention sur un oblique H612 Myopexie rétro-équatoriale, avec ou sans recul (Cuppers) H613 Autres interventions complexes sur un muscle oculaire H625 Intervention sur deux muscles droits ou plus : un ou deux yeux H630 Intervention complexe sur deux muscles droits ou plus : un ou deux yeux H631 Intervention sur deux muscles ou plus comportant au moins un oblique : un ou deux yeux H635 Transposition de muscles oculaires H650 Autres interventions sur les muscles et tendons oculaires part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle strabisme Source AM 1999 11696 1543 10153 1999 43,9% 34,6% 45,3% Source AM 2001 11228 2023 9205 2001 41,1% 42,5% 40,8% différentiel 2001/1999 -468 480 -948 différentiel en % -4% 31% -9% différentiel 2001/1999 -2,8% 7,9% -4,6% strabisme 28 3.4.2 Evolution de la chirurgie orthopédique L’évolution de la chirurgie orthopédique "classique" est vue au travers de trois types d’interventions chirurgicales : arthroscopie du genou, chirurgie du canal carpien et de la maladie de Dupuytren. Arthroscopie du genou diagnostique ou thérapeutique 10 : En 2001, plus de 130 000 arthroscopies du genou ont été réalisées dont seulement 22.5% dans le public et 30,4% en ambulatoire. Les parts de marché du public diminuent tant en ambulatoire qu’en hospitalisation traditionnelle. Le secteur privé a une situation de quasi-monopole pour l’arthroscopie du genou (près de 78%) avec une tendance à l’accélération du processus. Source CNAMTS 10 Arthroscopie du genou, diagnostique ou thérapeutique correspond aux codes CdAM S251 Arthroscopie à visée diagnostique : genou S253 Arthroscopie pour réparation simple : ménisque W563 Arthroscopie pour autre traitement : genou W566 Arthrolyse simple avec ou sans capsulectomie opératoire ou sous arthroscopie : genou W822 Arthroscopie pour exérèse de corps étranger du genou ouméniscectomie W823 Arthroscopie pour réparation complexe, ligament : genou part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle arthroscopie genou Source AM 1999 127924 35383 92541 1999 23,2% 22,7% 23,3% Source AM 2001 130944 39822 91122 2001 22,5% 22,2% 22,6% différentiel 2001/1999 3020 4439 -1419 différentiel en % 2% 13% -2% différentiel 2001/1999 -0,7% -0,5% -0,7% arthroscopie genou 29 Chirurgie du canal carpien11 : Du fait d’un vieillissement de la population, le nombre d’interventions a augmenté de 31% entre 1999 et 2001 avec 75 000 interventions annuelles. La part de marché du public est faible (27.1%) en légère augmentation mais elle augmente surtout en hospitalisation complète (5.3%) et reste stable en ambulatoire alors que la majorité des interventions chirurgicales relèvent pourtant de l’ambulatoire (près de 79%). La chirurgie du canal carpien est la seule intervention chirurgicale pour laquelle l’augmentation des parts de marché du secteur public résulte plus d’un développement de l’hospitalisation traditionnelle que de l’ambulatoire. En terme de qualité des soins, on peut s’interroger sur l’opportunité pour le secteur public de développer l’hospitalisation traditionnelle sur cette intervention pour deux raisons : près de 79% de ces actes sont réalisés aujourd’hui en ambulatoire et plus de 88% des patients peuvent bénéficier d’une prise en charge ambulatoire de meilleure qualité d’après les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire12 . Source CNAMTS 11 Décompression du nerf médian au canal carpien correspond aux codes CdAM F581 Décompression du nerf médian au canal carpien 12 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle canal carpien Source AM 1999 57248 43089 14159 1999 26,1% 24,9% 29,7% Source AM 2001 74784 58834 15950 2001 27,1% 25,0% 35,0% différentiel 2001/1999 17536 15745 1791 différentiel en % 31% 37% 13% différentiel 2001/1999 1,1% 0,1% 5,3% canal carpien 30 Chirurgie de la maladie de Dupuytren13 Du fait d’un vieillissement de la population, le nombre d’interventions a augmenté de 16% entre 1999 et 2001 avec 12 000 interventions annuelles. Plus de 53% des interventions sont réalisées en ambulatoire. La part de marché du public est faible (25.4%) alors qu’elle diminue en hospitalisation complète (-1.9%) et en ambulatoire (-7.1%). Alors que ces interventions chirurgicales vont augmenter dans les années à venir du fait d’un vieillissement de la population et que plus de 80% peuvent bénéficier d’une prise en charge de meilleure qualité en ambulatoire14, la part de marché du secteur public s’effondre en ambulatoire (18.7%). Source CNAMTS 13 Chirurgie de la maladie de Dupuytren correspond aux codes CdAM T810 Chirurgie de la maladie de Dupuytren, cure a minima par aponévrotomie percutanée T811 Chirurgie de la maladie de Dupuytren : aponévrectomie palmo-digitale d’un rayon sauf temps de plastie cutanée éventuelle T812 Chirurgie de la maladie de Dupuytren : aponévrectomie palmo-digitale de deux rayons ou plus sauf temps de plastie cutanée éventuelle T813 Chirurgie de reprise de la maladie de Dupuytren 14 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle dupuytren Source AM 1999 10283 5027 5256 1999 30,5% 25,8% 35,0% Source AM 2001 11929 6339 5590 2001 25,4% 18,7% 33,0% différentiel 2001/1999 1646 1312 334 différentiel en % 16% 26% 6% différentiel 2001/1999 -5,1% -7,1% -1,9% dupuytren 31 3.4.3 Evolution de la chirurgie vasculaire L’évolution de la chirurgie vasculaire "classique" est vue au travers de la chirurgie des varices. Chirurgie des varices15 Plus de 110 000 interventions chirurgicales pour varices sont réalisées chaque année. Seulement 19% des varices sont opérées en ambulatoire. La part de marché du secteur public est faible et évolue défavorablement (de 21.8% en 1999 à 21.1% en 2001). Le secteur public n’augmente ses parts de marché en ambulatoire que de 1.2% alors que le nombre d’interventions chirurgicales ambulatoires augmentent de 13%. Le secteur privé a une situation de quasi-monopole pour la chirurgie des varices (78.9%) avec une tendance à l’accélération du processus. Source CNAMTS 15 Chirurgie des varices correspond aux codes CdAM K780 Ligature isolée de veines superficielles des membres K782 Crossectomie de la saphène interne unilatérale K784 Crossectomie de la saphène externe unilatérale K786 Eveinage saphène interne unilatéral K788 Eveinage saphène externe unilatéral K790 Exérèse de paquets veineux superficiels des membres K792 Intervention pour récidive de varices des membres K793 Suppression de veine perforante des membres par voie sous-aponévrotique part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle varices Source AM 1999 105768 18936 86832 1999 21,8% 12,0% 24,0% Source AM 2001 111356 21371 89985 2001 21,1% 13,2% 23,0% différentiel 2001/1999 5588 2435 3153 différentiel en % 5% 13% 4% différentiel 2001/1999 -0,7% 1,2% -0,9% varices 32 3.4.4 Evolution de la chirurgie générale et digestive L’évolution de la chirurgie générale et digestive "classique" est vue au travers de quatre types d’interventions chirurgicales : hernies ouvertes de l’adulte, hernies sous cœlioscopies, chirurgie anale et chirurgie des tumeurs anales. Hernies ouvertes de l’adulte16 : Près de 80 000 interventions chirurgicales sont réalisées par an avec une part de marché public/privé équilibrée. Les interventions augmentent entre 1999 et 2001 de 7% au total dont 87% en ambulatoire. Le secteur public augmente ses parts de marché tant sur l’ambulatoire (2.8%) qu’au niveau de l’hospitalisation complète (0.7%). Moins de 6% des interventions sont prises en charge en ambulatoire. Il subsiste donc un potentiel de développement important en ambulatoire (84% selon les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire). Source CNAMTS 16 Hernies unilatérales ouvertes de l’adulte de plus de 14 ans correspondent aux codes CdAM L020 Cure unilatérale de hernie inguinale S.A.I. L021 Cure unilatérale de hernie inguinale directe L022 Cure unilatérale de hernie inguinale oblique externe L023 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, par voie inguinale L024 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, par voie médiane L025 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec greffe, par voie médiane L033 Cure unilatérale de hernies inguinale et crurale associées (distension de l’aine), sans prothèse L037 Cure unilatérale de hernie crurale, avec prothèse, par voie inguinale ou crurale L039 Autres herniorraphies crurales unilatérales L048 Cure unilatérale de hernie crurale, sans prothèse, par voie inguinale ou crurale L093 Cure unilatérale de hernie inguinale mixte, directe et oblique externe L836 Cure unilatérale de hernies inguinale et crurale associées, avec prothèse, par voie médiane L844 Cure unilatérale de hernie inguinale ou crurale récidivée, sans prothèse, par voie inguinale L845 Cure unilatérale de hernie inguinale ou crurale récidivée, avec prothèse, par voie inguinale L043 Cure de hernie ombilicale de diamètre inférieur à 10 cm, avec prothèse L044 Cure de hernie ombilicale de diamètre supérieur à 10 cm, avec prothèse L045 Cure de hernie ombilicale de diamètre inférieur à 10 cm, avec plastie musculaire ou aponévrotique L046 Cure de hernie ombilicale de diamètre supérieur à 10 cm, avec plastie musculaire ou aponévrotique L047 Autres herniorraphies ombilicales part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle hernies ouvertes adulte Source AM 1999 73891 2347 71544 1999 46,3% 64,6% 45,7% Source AM 2001 79364 4383 74981 2001 47,5% 67,3% 46,4% différentiel 2001/1999 5473 2036 3437 différentiel en % 7% 87% 5% différentiel 2001/1999 1,2% 2,8% 0,7% hernies ouvertes adulte 33 Hernies sous cœlioscopies17 : Les hernies sont cœlioscopies sont en augmentation (+6%) globalement mais surtout au niveau de l’ambulatoire (+238%) alors que l’ambulatoire ne représente que 2% des prises en charge. Ce développement de l’ambulatoire s’observe sur des effectifs très réduits (500 interventions), probablement le fait d’équipes chirurgicales pionnières en ambulatoire. Les parts de marché du public augmentent, principalement en ambulatoire (de 44.8% à 54%). Moins de 2% des interventions sont prises en charge en ambulatoire. Il subsiste donc un potentiel de développement important en ambulatoire (89% selon les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire18). Source CNAMTS 17 Hernies sous cœlioscopie correspondent aux codes CdAM L872 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, sous cœlioscopie L190 Cure bilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, sous cœlioscopie 18 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle hernies sous coelioscopies Source AM 1999 30781 154 30627 1999 23,2% 44,8% 23,1% Source AM 2001 32721 520 32201 2001 23,9% 54,0% 23,4% différentiel 2001/1999 1940 366 1574 différentiel en % 6% 238% 5% différentiel 2001/1999 0,6% 9,2% 0,3% hernies sous coelioscopies 34 Chirurgie anale hors destruction des tumeurs anales19 Environ 50 000 patients sont opérés pour une chirurgie anale et moins de 9% sont réalisés en ambulatoire. Le secteur public augmente légèrement ses parts de marché (31.7% en 2001) principalement en ambulatoire (+7.1% entre 1999 et 2001). Cette augmentation n’est pas très significative du fait du faible volume opéré en ambulatoire. Le secteur public augmente ses parts de marché principalement en ambulatoire mais sur des faibles effectifs. Seulement 9% des interventions sont prises en charge en ambulatoire. Il subsiste donc un potentiel de développement important en ambulatoire puisque 84% des patients peuvent bénéficier d’une prise en charge ambulatoire de meilleure qualité d’après les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire20. Source CNAMTS 19 Chirurgie anale hors destruction de tumeur anale correspond aux codes CdAM L387 Excision locale d’une tumeur du rectum par voie transanale L430 Excision simple de fissure anale L431 Excision de fissure anale avec sphinctérotomie et anoplastie L433 Sphinctérotomie anale isolée L439 Hémorroïdectomie chirurgicale avec ou sans plastie associée L440 Mise à plat de fistule anale L441 Excision du trajet fistuleux anal avec traction élastique L442 Traitement d’une fistule anale intramurale L443 Traitement des fistules anales complexes ou récidivées L457 Cerclage anal L465 Léïomyotomie anale L471 Anoplastie pour sténose de l’anus 20 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle chirurgie anale Source AM 1999 50159 3622 46537 1999 30,7% 16,8% 31,8% Source AM 2001 49421 4212 45209 2001 31,7% 23,9% 32,4% différentiel 2001/1999 -738 590 -1328 différentiel en % -1% 16% -3% différentiel 2001/1999 1,0% 7,1% 0,7% chirurgie anale 35 Destruction des tumeurs anales21 Près de 5000 tumeurs anales sont opérés chaque année, dont plus de 47% en ambulatoire. Le secteur public augmente ses parts de marché de 3% en ambulatoire et de 2.1% en hospitalisation traditionnelle. Comme pour la chirurgie anale, le secteur public augmente ses parts de marché mais sur des faibles effectifs. Source CNAMTS 21 Destruction de tumeurs anales correspond aux codes CdAM L395 Destruction ou ablation des tumeurs bénignes ou malignes de l’anus L396 Destruction ou ablation des tumeurs bénignes ou malignes de l’anus par les agents physiques (électrocoagulation, photocoagulation, cryochirurgie, LASER) ou chimiques L445 Destruction ou ablation d’une tumeur du canal anal par électrocoagulation, photocoagulation part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle tumeurs anales Source AM 1999 4485 1739 2746 1999 35,0% 20,1% 44,4% Source AM 2001 4742 2243 2499 2001 35,4% 23,1% 46,5% différentiel 2001/1999 257 504 -247 différentiel en % 6% 29% -9% différentiel 2001/1999 0,4% 3,0% 2,1% tumeurs anales 36 3.4.5 Evolution de la chirurgie ORL et maxillo-faciale L’évolution de la chirurgie ORL et maxillo-faciale "classique" est vue au travers de trois types d’interventions chirurgicales : adénoïdectomie et amygdalectomie, chirurgie de la cloison nasale et les extractions dentaires. Adénoïdectomie et amygdalectomie22 L’adénoïdectomie et l’amygdalectomie est l’intervention chirurgicale la plus fréquente après la chirurgie de la cataracte et les extractions dentaires. Entre 1999 et 2001, le nombre d’interventions chirurgicales pour adénoïdectomie et amygdalectomie diminue fortement (près de 15 000 opérations en moins soit -9%). Près de 3/4 des interventions chirurgicales relèvent du secteur privé. 58% sont réalisés en ambulatoire. Le secteur public évolue négativement au niveau des parts de marché tant au niveau des interventions globales qu’ambulatoires. Le secteur public perd des parts de marché en ambulatoire (-1.4%) et au total (-0.6%) sur des volumes significatifs. Source CNAMTS 22 Adénoïdectomie et/ou Amygdalectomies correspond aux codes CdAM J359 Adénoïdectomie seule J360 Amygdalectomie uni ou bilatérale avec adénoïdectomie J380 Amygdalectomie uni ou bilatérale au Sluder J381 Amygdalectomie uni ou bilatérale par dissection ou tout autre procédé J384 Exérèse de moignon amygdalien J386 Exérèse d’amygdale linguale part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle adénoïdectomie et amygdalectomie Source AM 1999 168966 98796 70170 1999 25,3% 21,6% 30,4% Source AM 2001 154408 89669 64739 2001 24,7% 20,2% 30,9% différentiel 2001/1999 -14558 -9127 -5431 différentiel en % -9% -9% -8% différentiel 2001/1999 -0,6% -1,4% 0,5% adénoïdectomie et amygdalectomie 37 Chirurgie ORL (cloison nasale)23 Le nombre d’interventions chirurgicales sur la cloison nasale augmente entre 1999 et 2001 de 8% globalement et de 18% en ambulatoire alors que seulement 15% des opérés sont pris en charge en ambulatoire. Les parts de marché du secteur public augmentent tant en ambulatoire (1.2%) qu’en hospitalisation complète (0.6%). Source CNAMTS 23 Chirurgie ORL (nasale) correspond aux codes CdAM J248 Septoplastie réparatrice pour déformation ostéo-cartilagineuse complexe avec greffe J249 Septoplastie S.A.I. J250 Résection sous-muqueuse du septum nasal J251 Reposition sous-muqueuse du septum nasal (septoplastie) J253 Plastie sur perforation de cloison J256 Dermoplastie du septum nasal J266 Réduction de fracture du nez par voie chirurgicale J270 Rhinoplastie correctrice J271 Rhinoplastie réparatrice J272 Rhino-septoplastie J273 Rhinoplastie avec lambeau J274 Rhinoplastie avec greffe osseuse part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle chirurgie ORL Source AM 1999 29073 3845 25228 1999 33,1% 29,3% 33,7% Source AM 2001 31277 4545 26732 2001 33,7% 30,5% 34,3% différentiel 2001/1999 2204 700 1504 différentiel en % 8% 18% 6% différentiel 2001/1999 0,6% 1,2% 0,6% chirurgie ORL 38 Extractions dentaires24 Intervention chirurgicale la plus fréquemment pratiquée après les interventions sur la cataracte et réalisée dans plus de 48% des cas en ambulatoire, le nombre global d’interventions augmente de 8% soit près de 15 000 interventions supplémentaires en deux ans. La chirurgie ambulatoire se développe fortement avec plus de 20% d’augmentation alors que la chirurgie traditionnelle diminue de 2%. Le secteur public observe une évolution inverse avec une diminution des parts de marché globalement (-0.4%) et en ambulatoire (-2.1%) alors que les parts de marché en hospitalisation traditionnelle évoluent positivement (1.2%). Le secteur public perd des parts de marché sur les extractions dentaires dans des volumes significatifs. Le secteur privé a une situation de quasi-monopole avec tendance à l’aggravation du processus. En terme de qualité des soins, on peut s’interroger sur l’opportunité pour le secteur public de développer l’hospitalisation traditionnelle sur cette intervention pour deux raisons : plus de 48% de ces actes sont réalisés aujourd’hui en ambulatoire et plus de 95% des patients peuvent bénéficier d’une prise en charge ambulatoire de meilleure qualité d’après les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire25. Source CNAMTS 24 Extractions dentaires correspondent aux codes CdAM Q324 Avulsions dentaires multiples en une séance, avec ou sans alvéolectomie, avec ablation des granulomes éventuels : 7 à 14 dents Q325 Avulsions dentaires multiples en une séance, avec ou sans alvéolectomie, avec ablation des granulomes éventuels : plus de 14 dents Q420 Ostéoplastie de comblement par biomatériau : par dent Q435 Ablation d’un odontoïde inclus Q436 Ablation d’une dent incluse autre qu’une dent de sagesse, enclavée ou à l’état de germe : par dent Q437 Ablation d’un germe dentaire projeté dans les parties molles : radiographie préopératoire obligatoire Q439 Transplantation dentaire Q442 Drainage d’un abcès d’origine dentaire par voie alvéolaire : avulsion comprise Q488 Ablation de matériel dentaire dans le canal dentaire inférieur Q760 Ablation d’une racine incluse Q763 Ablation d’une dent de sagesse incluse, enclavée ou à l’état de germe : par dent Q764 Ablation d’une dent ectopique Q765 Désinclusion chirurgicale d’une dent 25 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle extractions dentaires Source AM 1999 191133 82994 108139 1999 19,0% 18,6% 19,3% Source AM 2001 205918 99727 106191 2001 18,5% 16,5% 20,5% différentiel 2001/1999 14785 16733 -1948 différentiel en % 8% 20% -2% différentiel 2001/1999 -0,4% -2,1% 1,2% extractions dentaires 39 3.4.6 Evolution de la chirurgie infantile L’évolution de la chirurgie infantile "classique" est vue au travers de trois types d’interventions chirurgicales : chirurgie du phimosis, testiculaire et des hernies de l’enfant. Chirurgie du phimosis26 : La chirurgie du phimosis augmente de 10% entre 1999 et 2001 avec une augmentation plus prononcée en ambulatoire (+14%) alors que près de 85% des cures de phimosis sont réalisées en ambulatoire. Le secteur public perd des parts de marché sur des volumes importants, principalement en ambulatoire (-4%). Le secteur public perd des parts de marché sur les cures de phimosis dans des volumes significatifs. En terme de qualité des soins, on peut s’interroger sur l’opportunité pour le secteur public de développer l’hospitalisation traditionnelle sur cette intervention pour deux raisons : plus de 85% de ces actes sont réalisés aujourd’hui en ambulatoire et plus de 95% des patients peuvent bénéficier d’une prise en charge ambulatoire de meilleure qualité d’après les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire27. source CNAMTS 26 Phimosis de l’enfant de moins de 15 ans correspond aux codes CdAM N358 Cure de phimosis ou circoncision par posthectomie N557 Cure de phimosis avec reconstitution du prépuce 27 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle phimosis Source AM 1999 35736 29164 6572 1999 41,1% 38,4% 53,4% Source AM 2001 39486 33391 6095 2001 38,0% 34,4% 57,9% différentiel 2001/1999 3750 4227 -477 différentiel en % 10% 14% -7% différentiel 2001/1999 -3,1% -4,0% 4,5% phimosis 40 Chirurgie testiculaire28 : Alors que le nombre d’interventions chirurgicales diminue entre 1999 et 2001 de 4% du fait de la diminution de l’hospitalisation traditionnelle (-11%) non compensée par le développement de l’ambulatoire (+10%), le secteur public perd des parts de marché tout en restant dominant avec 56.9% des interventions chirurgicales. 37% des interventions chirurgicales sont par ailleurs réalisées en ambulatoire. La chirurgie testiculaire est l’une des trois interventions chirurgicales (avec les cœlioscopies gynécologiques et les cures de hernies de l’enfant) où le secteur public est prédominant mais sa part de marché diminue principalement sur l’ambulatoire (-2.8%) alors que l’ambulatoire s’est développée de 10%. Source CNAMTS 28 Chirurgie testiculaire de l’enfant de moins de 15 ans correspond aux codes CdAM N347 Cure chirurgicale unilatérale de varicocèle N372 Cure chirurgicale bilatérale de varicocèle N796 Orchidopexie unilatérale pour cryptorchidie ou ectopie palpable N797 Orchidopexie unilatérale pour cryptorchidie ou ectopie non palpable N798 Orchidopexie bilatérale pour cryptorchidie ou ectopie palpable N799 Orchidopexie bilatérale pour cryptorchidie ou ectopie non palpable N807 Orchidopexie isolée part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle chirurgie testiculaire Source AM 1999 9015 2931 6084 1999 57,9% 63,3% 55,2% Source AM 2001 8639 3221 5418 2001 56,9% 60,4% 54,9% différentiel 2001/1999 -376 290 -666 différentiel en % -4% 10% -11% différentiel 2001/1999 -0,9% -2,8% -0,4% chirurgie testiculaire 41 Hernies ouvertes de l’enfant29 : Le nombre d’interventions chirurgicales diminuent de 4% entre 1999 et 2001, principalement liée à la diminution en hospitalisation complète (-13%) non compensée par de l’ambulatoire (+11%). Près de 42% des interventions sont réalisées en ambulatoire. Le secteur public est en position dominante (avec près de 70% des parts de marché) avec une tendance à l’augmentation, tant au niveau de l’ambulatoire (2.6%) que de l’hospitalisation complète (2.5%). Source CNAMTS 29 Hernies de l’enfant de moins de 15 ans correspondent aux codes CdAM L020 Cure unilatérale de hernie inguinale S.A.I. L021 Cure unilatérale de hernie inguinale directe L022 Cure unilatérale de hernie inguinale oblique externe L023 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, par voie inguinale L024 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec prothèse, par voie médiane L025 Cure unilatérale de hernie inguinale, avec greffe, par voie médiane L033 Cure unilatérale de hernies inguinale et crurale associées (distension de l’aine), sans prothèse L037 Cure unilatérale de hernie crurale, avec prothèse, par voie inguinale ou crurale L039 Autres herniorraphies crurales unilatérales L048 Cure unilatérale de hernie crurale, sans prothèse, par voie inguinale ou crurale L093 Cure unilatérale de hernie inguinale mixte, directe et oblique externe L836 Cure unilatérale de hernies inguinale et crurale associées, avec prothèse, par voie médiane L844 Cure unilatérale de hernie inguinale ou crurale récidivée, sans prothèse, par voie inguinale L845 Cure unilatérale de hernie inguinale ou crurale récidivée, avec prothèse, par voie inguinale L043 Cure de hernie ombilicale de diamètre inférieur à 10 cm, avec prothèse L044 Cure de hernie ombilicale de diamètre supérieur à 10 cm, avec prothèse L045 Cure de hernie ombilicale de diamètre inférieur à 10 cm, avec plastie musculaire ou aponévrotique L046 Cure de hernie ombilicale de diamètre supérieur à 10 cm, avec plastie musculaire ou aponévrotique L047 Autres herniorraphies ombilicales L077 Cure de hernie ombilicale de diamètre inférieur à 3 cm chez l’enfant L078 Cure de hernie ombilicale de diamètre supérieur à 3 cm chez l’enfant, avec ou sans plastie musculaire ou cutanée part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle hernies enfant Source AM 1999 13041 4711 8330 1999 66,8% 70,2% 65,0% Source AM 2001 12492 5236 7256 2001 69,7% 72,7% 67,5% différentiel 2001/1999 -549 525 -1074 différentiel en % -4% 11% -13% différentiel 2001/1999 2,8% 2,6% 2,5% hernies enfant 42 3.4.7 Evolution de la chirurgie gynécologique L’évolution de la chirurgie gynécologique "classique" est vue au travers de deux types d’interventions chirurgicales : cœlioscopies gynécologiques et chirurgie du sein Cœlioscopies gynécologiques30 : Les cœlioscopies gynécologiques sont l’une des interventions chirurgicales qui augmentent le plus avec +23% globalement, +87% en ambulatoire et +22% en hospitalisation traditionnelle. Mais 3% seulement des interventions sont réalisées en ambulatoire. La cœlioscopie gynécologique est l’une des trois interventions chirurgicales (avec la chirurgie testiculaire et les cures de hernies de l’enfant) où le secteur public est prédominant avec une part de marché qui augmente en ambulatoire (+19.2%) mais sur des très faibles effectifs. Seulement 3% des interventions sont prises en charge en ambulatoire. Il subsiste donc un potentiel de développement important en ambulatoire (86% selon les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire31). Source CNAMTS 30 Cœlioscopies gynécologiques correspondent aux codes CdAM N940 Cœlioscopie simple en gynécologie N941 Cœlioscopie avec ponction de kyste ovarien N942 Cœlioscopie avec biopsies ovariennes N945 Cœlioscopie avec épreuves au bleu 31 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle coelioscopies gynécologiques Source AM 1999 8909 185 8724 1999 59,0% 63,8% 58,8% Source AM 2001 10951 346 10605 2001 59,2% 82,9% 58,4% différentiel 2001/1999 2042 161 1881 différentiel en % 23% 87% 22% différentiel 2001/1999 0,2% 19,2% -0,5% coelioscopies gynécologiques 43 Chirurgie du sein32 : Plus de 50 000 interventions chirurgicales ont été pratiquées en 2001 avec une augmentation de 13% en global, de 22% en ambulatoire et de 11% en hospitalisation traditionnelle. Les parts de marché du public sont stables. Seulement 15% des interventions sont prises en charge en ambulatoire. Il subsiste donc un potentiel de développement important en ambulatoire (80% selon les résultats de l’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire33). Source CNAMTS 32 Chirurgie du sein correspond aux codes CdAM Q003 Biopsie-exérèse d’une lésion du sein Q006 Exérèse d’une glande mammaire aberrante Q008 Exérèse ou destruction de tissu mammaire S.A.I. Q009 Tumorectomie du sein Q010 Exérèse de tissu ectopique du sein Q011 Mastectomie partielle Q012 Exérèse unilatérale d’une gynécomastie Q069 Exérèse bilatérale d’une gynécomastie 33 L’enquête « Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire » est consultable en ligne sur le site de l’Assurance Maladie : www.ameli.fr, au niveau des "Publications" de la rubrique "Connaître l’Assurance Maladie". part de marché DG total part de marché DG ambulatoire part de marché DG traditionnelle Total ambulatoire traditionnelle chirurgie du sein Source AM 1999 46954 6533 40421 1999 44,8% 46,2% 44,6% Source AM 2001 52973 7940 45033 2001 44,8% 46,0% 44,6% différentiel 2001/1999 6019 1407 4612 différentiel en % 13% 22% 11% différentiel 2001/1999 0,0% -0,2% 0,0% chirurgie du sein 44 3.4.8 Synthèse de l’évolution des parts de marché des spécialités chirurgicales Sur les 18 types d’interventions chirurgicales étudiées, trois interventions chirurgicales (chirurgie de la cataracte, du canal carpien et extractions dentaires) sont responsables de 86% de l’augmentation des interventions entre 1999 et 2001. Sur les 18 types d’interventions chirurgicales explorées, le secteur public perd entre 1999 et 2001 des parts de marché au niveau de 9 types d’interventions chirurgicales (entre -1 et -5%). Cinq des huit spécialités chirurgicales sont touchées par cette perte de parts de marché. Une position dominante du secteur privé, avec plus de 70% du marché, apparaît sur la chirurgie du canal carpien, de la maladie de Dupuytren et des hernies sous coelioscopie. Sur d’autres actes (chirurgie de la cataracte, de l’arthroscopie du genou, de la chirurgie des varices, des végétations et amygdales et des extractions dentaires ), la position du secteur privé, avec près de 80% de marché, pourrait conduire à une situation de monopole. Même si le secteur public gagne des parts de marché sur l’autre moitié des interventions chirurgicales, ce gain se limite à certaines spécialités principalement celles relevant de la chirurgie digestive, gynécologique et abdominale. De plus, il faut signaler que le gain des parts de marché du public se fait sur des effectifs modérés puisque, hormis la chirurgie de la hernie de l’adulte et du canal carpien, ces interventions chirurgicales concernent moins de 50 000 actes par an. A l’inverse, l’augmentation des parts de marché du privé se fait sur des volumes importants voire très importants, en dépassant le plus souvent les 100 000 actes par an et pouvant aller jusqu’à 400000 actes par an pour la chirurgie de la cataracte. La ligne de "fracture" (ambulatoire/public) observée au niveau national, régional et grands groupes hospitaliers se retrouve au niveau des spécialités chirurgicales puisque la diminution des parts de marché chirurgicales du public est liée soit à une chute de l’ambulatoire soit à un développement insuffisant de l’ambulatoire ne compensant pas la diminution de l’activité traditionnelle. Dans sept cas sur huit, l’augmentation des parts de marché chirurgicales du public résulte d’une augmentation notable de l’ambulatoire. On peut aussi s’interroger sur des parts de marché du public qui augmentent isolément en chirurgie traditionnelle sur certains gestes. Ces gestes requérent pourtant une prise en charge relevant à la fois d’un faible niveau d’environnement hospitalier avec une anesthésie le plus souvent locale et d’un faible niveau de suivi avec des complications post-opératoires rares. Cette augmentation en chirurgie traditionnelle apparaît isolée car elle s’accompagne d’une diminution des parts de marché en ambulatoire ou tout du moins d’une moindre augmentation de l’ambulatoire. Ces gestes (chirurgie du canal carpien, des tumeurs anales, du phimosis, extractions dentaires, adénoïdectomie) sont aujourd’hui fréquemment réalisés en chirurgie ambulatoire. L’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire a aussi confirmé l’important potentiel de développement en ambulatoire subsistant (80 à 95%). Cette augmentation isolée de la chirurgie traditionnelle dans le public semble plus participer d’une logique d’amélioration des taux d’occupation de lits de chirurgie que d’une augmentation réelle des besoins. Elle peut amener une moindre qualité dans la prise en charge des patients en augmentant les risques d’exposition aux infections nosocomiales du fait d’un allongement de la durée de séjour. 45 4. Conclusion : synthèse et perspectives 46 Cette étude s’attache à explorer dans 20 régions françaises les 80 % de l’activité chirurgicale correspondante aux interventions dites "classiques" ou "de proximité" qui relèvent d’une prise en charge programmée et non urgente. Elle n’a donc pour vocation d’étudier l’activité d’urgence ni l’activité chirurgicale dite "de recours" c’est à dire la chirurgie "lourde" nécessitant des compétences et des plateaux techniques hyper spécialisés et associée ou non à une démarche de recherche voire d’enseignement. La part de chirurgie "classique" dans l’activité d’un établissement peut être variable selon le secteur (public/privé), selon ses missions, selon sa place dans l’organisation sanitaire... Elle représente environ 80% de la totalité de l’activité chirurgicale des grands groupes hospitaliers publics (CHU) et plus de 80% de l’activité chirurgicale des autres structures publiques ou privées. Elle peut le plus souvent faire l’objet d’une prise en charge ambulatoire dans la mesure où l’hôpital ou la clinique sont organisés en conséquence. Le rapport cible plus particulièrement l’évolution des parts de marché chirurgicales entre les années 1999 et 2001 à partir d’une liste limitée mais significative de 18 interventions chirurgicales relevant d’une prise en charge programmée. Cette liste de 18 actes, qui sont autant d’indicateurs de cette chirurgie "classique", dérive d’une liste internationale d’actes chirurgicaux publiée dès 1995 par l’Association Internationale de Chirurgie Ambulatoire pour répondre à une demande de l’OCDE de pouvoir comparer les pratiques chirurgicales entre les différents pays de l’OCDE34. Près de 1,5 millions d’interventions concernant huit spécialités chirurgicales sont ainsi explorées. En particulier, l’intervention chirurgicale la plus fréquemment pratiquée en France dans chaque spécialité étudiée (hormis la spécialité gynécologique), fait l’objet d’une analyse : chirurgie de la cataracte (400 000 interventions annuelles), arthroscopie du genou (130 000), chirurgie des varices (110 000), cures de hernies abdominales (110 000), adénoïdectomie et amygdalectomie (150 000), extractions dentaires (200 000). Les 18 types d’interventions chirurgicales étudiées représentent en moyenne un tiers de l’activité chirurgicale "classique", soit la moitié de cette activité pour le secteur sous Objectif Quantifié National et un quart pour le secteur sous Dotation Globale. La différence entre les deux secteurs peut trouver une explication dans les variations de proportions d’actes non considérés comme relevant de la chirurgie "classique" et "qualifiée" : actes ne relevant pas d’un plateau technique chirurgical, actes relevant de soins externes, endoscopies digestives... Cette étude confirme, par ses aspects quantitatifs et évolutifs, plusieurs constats déjà révélés par l’enquête nationale de l’Assurance maladie sur la chirurgie ambulatoire. Elle révèle l’augmentation de l’activité chirurgicale de 8% entre 1999 et 2001. Cette augmentation est principalement marquée dans le secteur privé sous Objectif Quantifié National (80% de l’augmentation de l’activité chirurgicale provient du secteur privé sous Objectif Quantifié National contre 20% pour le public sous Dotation Globale). Cette augmentation est principalement le fait des interventions en ambulatoire : 21% d’augmentation en ambulatoire contre 1% en hospitalisation traditionnelle. Le secteur privé a répondu à l’augmentation de la demande de soins en orientant ses patients vers une prise en charge ambulatoire. 34 LATHOUWER C. de, POULLIER J. P., "How much ambulatory surgery in the world in 1996-97 and trends ?", Ambulatory surgery 8 ( 2000 ) 47 Une ligne de "fracture" se matérialise entre ceux qui ont développé l’ambulatoire et ceux qui ne l’ont pas fait, donc entre le secteur privé sous OQN et le secteur public et privé sous DG. La part de marché du secteur public, déjà faible au niveau de cette chirurgie "classique" (26%), évolue défavorablement sur la période étudiée confirmant le parallélisme et l’articulation entre "chute de parts de marché chirurgicales en ambulatoire et en hospitalisation traditionnelle" et "moindre développement de la chirurgie ambulatoire". Cette ligne de "fracture" se retrouve à tous les niveaux étudiés : national, régional, grands groupes hospitaliers publics, spécialités chirurgicales. En d’autres termes, les structures qui ont négligé leur potentiel de développement en ambulatoire ont sur la durée remis en cause également leur chirurgie en hospitalisation complète. Autrement dit, une structure, qui n’a pas développé l’ambulatoire alors qu’elle en possède le potentiel, est une anomalie qui met en jeu à court ou moyen terme sa survie chirurgicale. Le secteur public apparaît en position prédominante uniquement sur trois types d’interventions chirurgicales étudiées (chirurgie testiculaire, hernies de l’enfant et cœlioscopies gynécologiques), et ce, sur des effectifs faibles (- de 13 000 actes annuels). A l’inverse, le secteur privé est prédominant sur les quinze autres types d’interventions chirurgicales explorées avec : une situation dominante (plus de 70% des parts de marché) sur la chirurgie du canal carpien, de la maladie de Dupuytren et des hernies sous cœlioscopie une situation très dominante (près de 80% des parts de marché) sur les cinq interventions chirurgicales les plus fréquentes (chirurgie des varices, de la cataracte, adénoïdectomie et amygdalectomie, arthroscopie du genou, extractions dentaires), et ce, sur des effectifs très importants (entre 110 000 et 390 000 actes annuels). Avec de tels taux, cette situation ne conduit-elle pas vers une situation de monopole du secteur privé ? Parallèlement, on peut s’interroger sur l’augmentation isolée des parts de marché du secteur public en hospitalisation traditionnelle sur certaines interventions qui sont aujourd’hui majoritairement pratiquées en ambulatoire (chirurgie du canal carpien, du phimosis, extractions dentaires...). Cette augmentation constitue-t-elle une variable d’ajustement pour l’établissement dans le cadre de son équilibre financier ? En effet, développer l’ambulatoire peut fragiliser un secteur d’hospitalisation complète qui a une faible activité chirurgicale. Mais, cela ne risque-t-il pas d’entraîner une moindre qualité des soins, dès lors qu’on augmente le risque d’exposition aux infections nosocomiales ? Si le marché de la santé n’était pas une économie administrée mais une économique pure, on pourrait s’interroger sur l’avenir d’une partie de la chirurgie française "classique". En effet, le marché de la santé, pour ce qui concerne la chirurgie "classique", apparaît de plus en plus comme un marché sans concurrence avec une position dominante du secteur privé sur les interventions chirurgicales les plus fréquentes. Une situation de monopole du secteur privé se met en place. Or, les risques d’un monopole sont bien connus : production de biens et de services inférieure à ce qu’ils seraient dans des conditions concurrentielles et tarifs supérieurs. L’exemple de la chirurgie de la cataracte mérite d’être exploré. En 2001 en France, 79% des opérations de la cataracte et 85 % des cataractes opérés en ambulatoire relèvent du secteur privé. Cette chirurgie de la cataracte va évoluer vers une forte augmentation des besoins du 48 fait de l’effet mécanique du vieillissement de la population. Une projection35 en 2020 révèle que la demande supplémentaire avoisinera 30 à 40 % alors qu’en l’absence de flux de réentrée, l’évolution démographique des ophtalmologistes sera défavorable. Or, on constate qu’il existe des différences d’activité voire de productivité entre les établissements : des établissements privés de faible capacité chirurgicale (exemple d’établissements privés opérant 500 cataractes par an avec 30 lits de chirurgie) prennent en charge autant ou voire plus de cataractes que des établissements publics de plus forte capacité chirurgicale (exemple de certains établissements publics opérant moins de 200 cataractes annuelles avec 100 lits de chirurgie ou de certains CHU opérant moins de 500 cataractes annuelles avec 500 lits de chirurgie). Quelle sera la réactivité de ces différentes structures face à l’augmentation inéluctable des besoins ? Ces différents éléments amèneront-ils le secteur privé à développer ses parts de marché vers une position encore plus monopolistique ? La question du développement de la chirurgie ambulatoire est bien au centre des débats. L’enquête nationale sur la chirurgie ambulatoire36 constate que 80 à 95% des patients opérés pourraient bénéficier d’une prise en charge en ambulatoire de meilleure qualité avec un taux de satisfaction élevé et des économies importantes. Elle constitue selon le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie une "marge de progrès dans l’organisation" pour améliorer la "déperdition d’efficacité" du système des soins37. La question de la qualité et de l’accessibilité aux soins reste néanmoins posée. Qualité des soins, car on sait qu’un seuil d’activité minimal est requis pour s’assurer d’une certaine qualité de la prise en charge. Accessibilité aux soins, car toute réflexion doit s’envisager au cas par cas à la lumière du contexte géographique, du paysage sanitaire et du maintien de la permanence des soins. Peut-on envisager qu’une nouvelle ligne de "fracture" apparaisse entre, d’une part, la chirurgie "classique" programmée non urgente qui ne relèverait que du secteur privé et, d’autre part, la chirurgie "lourde" ou d’urgence qui relèverait d’une prise en charge prépondérante, mais non exclusive, du secteur public ? L’hôpital public verra-t-il sa chirurgie programmée disparaître ? Une véritable révolution culturelle semble devoir être menée dans le secteur public où les notions d’organisation plus optimale, de développement de la chirurgie ambulatoire ou d’accroissement de la productivité seraient partagées avec le secteur privé. 35 La démographie en ophtalmologie 2000-2020, rapport au Conseil scientifique de la CNAMTS le 24 septembre 2003 36 Conditions de développement de la chirurgie ambulatoire, PNIR, CNAMTS, 26 septembre 2003 37 Rapport du Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance Maladie, 23 janvier 2004.

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